La Quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine bat son plein à Alger. Entre panel, exposition commerciale et signature de deals, il y a le volet innovation qui s’impose comme une activité incontournable de cette foire. Les innovateurs venus de plusieurs pays exposent leurs savoir-faire dans les différents domaines. Dans ce contexte, nous avons rencontré la doctorante Hadj Bouzid Amel Imene au Hub de la recherche et de l’innovation, qui nous parle de son projet de test dans le domaine de l’imagerie médicale.
Quel projet êtes-vous venue présenter à l’IATF ?
Moi, c’est Hadj Bouzid Amel Imene, doctorante en bio-imagerie à l’Université de Bordeaux. Je suis venue présenter mon projet de test. Il concerne la détection automatique de lésions pulmonaires en utilisant l’intelligence artificielle. Et ces lésions pulmonaires apparaissent dans différentes maladies dont la mucoviscidose, l’asthme et la BPCO.
Qu’est-ce qui vous a motivée à faire le choix de ce sujet-là ?
Très bien, alors le diagnostic, il est compliqué, il est chronophage, donc ça prend du temps de lire tout le scanner. Et en plus, quand on fait le diagnostic, on donne des valeurs catégorielles : il y a un ou trois segments pulmonaires qui sont touchés par des bronchectasies, trois ou cinq segments pulmonaires qui sont touchés par du mucus. Et ces valeurs catégorielles ne permettent pas de faire un suivi précis de l’évolution des lésions au cours du temps.
Donc, avec notre intelligence artificielle, on peut quantifier justement ces lésions et avoir le volume en millilitres et savoir s’il y a une amélioration ou une détérioration, juste en calculant le différentiel à partir du scanner actuel et du scanner précédent.
Quel objectif visez-vous à travers ce projet ?
Alors, ce serait de mettre mon produit sur le marché. Donc, j’ai fait un peu de recherche et j’ai remarqué que ces maladies-là ont une forte prévalence en Afrique.
Par exemple en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte, au Sénégal, en Guinée. Et je me suis dit, et j’ai remarqué aussi plutôt, qu’il y avait suffisamment de scanners, mais il n’y avait pas assez de radiologues spécialisés en pathologie pulmonaire. Et cette solution justement pourrait leur permettre de faciliter la lecture des scanners et d’améliorer le diagnostic et in fine améliorer le traitement de leurs patients.
Quel message avez-vous pour ceux qui vont lire votre interview ? S’ils veulent entrer en contact avec vous pour bien comprendre le projet ?
J’ai fait plusieurs publications, donc il suffit juste de chercher « Hadj Bouzid Amel Imene » sur Internet et vous verrez non seulement mes publications scientifiques et techniques, et vous pourrez avoir du coup les contacts aussi automatiquement avec le réseau social professionnel LinkedIn.
Par Drissa Ouattara depuis Alger


