Ghana : le litre d’essence grimpe à 607 FCFA, le diesel à 753 FCFA et le GNL à 560 FCFA

L’Autorité nationale du pétrole (NPA) a entériné une nouvelle hausse des prix des carburants au Ghana pour la deuxième période de fixation de mars 2026, entrée en vigueur depuis le lundi 16 mars. Cette décision confirme une tendance haussière marquée, avec des ajustements significatifs des prix planchers de l’essence, du diesel et du gaz de pétrole liquéfié.

Dans le détail, le litre d’essence est désormais fixé à un minimum de 11,57 GH¢, soit environ 607,40 FCFA, contre 10,46 GH¢ auparavant, équivalant à 549,12 FCFA. Le diesel enregistre la plus forte progression, passant de 11,42 GH¢ à 14,35 GH¢ le litre, soit une hausse de 599,52 FCFA à 753,34 FCFA. Le gaz de pétrole liquéfié suit également cette dynamique, avec un prix qui passe de 9,38 GH¢ à 10,67 GH¢ le kilogramme, soit de 492,43 FCFA à 560,15 FCFA.

Ces nouveaux niveaux viennent confirmer les anticipations des acteurs du secteur pétrolier, qui tablaient sur des hausses à deux chiffres pour la seconde moitié du mois de mars. En cause, la remontée des prix du pétrole brut sur le marché international, alimentée par des tensions géopolitiques persistantes et des perturbations dans l’acheminement du pétrole au niveau du détroit d’Ormuz.

Le gouvernement précise toutefois que ces prix planchers ne reflètent pas le coût final supporté par les consommateurs. Plusieurs éléments restent exclus de ces tarifs, notamment les primes appliquées par les négociants internationaux, ainsi que les marges des importateurs et des distributeurs. En conséquence, les prix à la pompe devraient dépasser les seuils annoncés une fois l’ensemble des coûts intégrés.

Cette révision tarifaire s’accompagne par ailleurs d’un changement de politique notable. Depuis le 16 mars, les mécanismes de réduction ciblée des prix du carburant ont été supprimés. Les distributeurs sont désormais tenus d’appliquer des prix uniformes dans l’ensemble de leurs stations, mettant fin aux remises ponctuelles qui existaient jusqu’ici.

Cette hausse des carburants devrait peser directement sur les ménages, en renchérissant à la fois les coûts de transport et les dépenses liées à l’énergie domestique. Elle pourrait également se répercuter sur les prix des biens de consommation, en raison de l’augmentation des coûts logistiques. La fin des remises accentue cette pression, limitant les possibilités pour les consommateurs d’atténuer l’impact de ces hausses.

Cependant, le gouvernement ghanéen se veut rassurant quant à la disponibilité du carburant. Le pays disposerait actuellement de réserves stratégiques couvrant environ cinq semaines de consommation, garantissant ainsi un approvisionnement à court terme dans un contexte international incertain.

Par Bernadette W. Gansonré

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