Nigeria : la production pétrolière rebondit à 1,84 million de barils par jour, soutenant les recettes et les perspectives budgétaires de 2026

La production pétrolière du Nigeria connaît un rebond marqué en ce début d’année 2026, offrant une bouffée d’oxygène à une économie fortement dépendante de l’or noir. Selon les données communiquées le 2 avril par le régulateur du pétrole en amont, la production de brut a atteint 1,84 million de barils par jour, soit une hausse d’environ 40,5 % par rapport aux 1,31 million enregistrés en février.

Cette progression marque un net redressement après un début d’année en dents de scie. En janvier 2026, le pays avait produit 1,459 million de barils par jour, en légère hausse par rapport aux 1,422 million de décembre 2025, avant de subir une chute significative le mois suivant. Le retour à un niveau proche de 1,84 million de barils par jour repositionne ainsi le Nigeria dans une dynamique plus conforme à son statut de premier producteur africain, malgré les contraintes liées aux quotas de l’OPEP.

Du côté des autorités de régulation, l’optimisme est bien affiché. « Nous produisons 1,84 million de barils par jour. C’est un exploit remarquable, mais je suis sûre que nous en ferons plus », a déclaré le régulateur, tout en appelant à maintenir cette dynamique pour atteindre, voire dépasser, le seuil symbolique des 2 millions de barils par jour.

Au-delà des performances techniques, cette reprise pourrait avoir des implications majeures pour les finances publiques. Le niveau actuel de production dépasse le seuil conservateur de 1,8 million de barils par jour retenu par le gouvernement fédéral dans ses projections. Dans un pays où le pétrole représente encore près de 50 % des recettes d’exportation, chaque baril supplémentaire compte. En 2025, les exportations de brut ont généré environ 31,54 milliards de dollars. Une augmentation durable de la production pourrait ainsi renforcer les recettes publiques, soutenir l’exécution budgétaire et atténuer la pression sur une dette publique en constante progression.

Le contexte international joue également en faveur d’Abuja. Les cours mondiaux du pétrole se maintiennent au-dessus de 100 dollars le baril, bien au-delà de l’hypothèse budgétaire de 64,85 dollars retenue pour 2026. Une conjonction favorable qui, combinée à la hausse des volumes, pourrait améliorer significativement les marges de manœuvre financières du pays.

Par Drissa Ouattara

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