Togo : 5,8 milliards FCFA mobilisés pour relancer la filière cotonnière en 2026.

Le gouvernement togolais a prévu d’investir 5,8 milliards FCFA en 2026 pour renforcer l’approvisionnement en engrais destinés aux producteurs de coton, dans le cadre de la campagne cotonnière 2025-2026.

Cette enveloppe permettra l’achat de 21 000 tonnes de fertilisants, soit une augmentation de 15 % par rapport aux 18 191 tonnes distribuées l’année précédente, selon les données de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). L’objectif de cette opération est de soutenir l’ensemble de la filière afin d’atteindre une production nationale de 92 500 tonnes de coton graine, un bond significatif par rapport aux 60 403 tonnes enregistrées lors de la campagne précédente.

La répartition régionale des engrais reflète le poids de chaque zone dans la production nationale. La région des Plateaux, principal bassin cotonnier, recevra 7 600 tonnes, soit un peu plus du tiers du volume total. Les régions de la Kara et des Savanes se partageront respectivement 6 500 et 5 000 tonnes, tandis que les régions Maritime et Centrale bénéficieront de 1 000 et 900 tonnes. Cette allocation vise à maximiser l’impact de l’investissement sur la productivité des exploitations.

Depuis la reprise du contrôle de la filière par le groupe singapourien Olam en 2020, la production nationale est restée inférieure à 60 000 tonnes par campagne, loin des niveaux historiques. La faiblesse des rendements s’explique par plusieurs facteurs, notamment des difficultés d’approvisionnement en intrants, un certain relâchement des acteurs locaux et la dégradation de la fertilité des sols. Toutefois, une légère amélioration a été constatée ces dernières années, avec 67 000 tonnes produites en 2023-2024, signe d’un potentiel de relance si les conditions sont correctement soutenues.

L’investissement de 5,8 milliards FCFA représente donc un effort stratégique pour briser ce cycle de sous-performance. Il permettra d’améliorer la fertilité des sols, d’assurer un approvisionnement régulier en engrais aux producteurs et de renforcer la chaîne logistique des intrants. Cet appui devrait également avoir un effet direct sur les rendements et la production nationale, tout en contribuant à sécuriser les revenus des cotonculteurs.

Par Bernadette W. Gansonré

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