La société australienne West African Resources annonce avoir produit 107 728 onces d’or, soit 3,35 tonnes , au cours du premier trimestre 2026, tirant profit de la montée en puissance simultanée de ses deux mines au Burkina Faso, Sanbrado et Kiaka.
Sur la même période, 104 145 onces d’or ont été écoulées au prix de 4 945 dollars l’once. Cette performance trimestrielle place la société aurifère australienne sur la trajectoire de son objectif de production annuelle, fixé entre 430 000 et 490 000 onces pour l’exercice 2026.
La mine de Sanbrado, dont l’exploitation à ciel ouvert est assurée en régie directe, a enregistré des signaux contrastés au premier trimestre, avec 682 000 tonnes de minerai à une teneur de 0,8 g/t, soit 18 001 onces.
À Kiaka, le second site de production de WAF au Burkina Faso, l’exploitation à ciel ouvert a extrait 3,46 millions de tonnes de minerai à une teneur de 0,9 g/t, représentant 97 906 onces. Les onces extraites ont progressé de 18 % par rapport au dernier trimestre de l’année 2025, portées par une augmentation combinée du tonnage (+6 %) et de la teneur (+11 %).
Un bilan social et environnemental 2025 en progression
Au-delà des performances opérationnelles du trimestre, quelques chiffres issus du Rapport sur l’exploitation minière responsable 2025 de la société, publié le 7 avril dernier, éclairent l’empreinte globale du groupe au Burkina Faso. Sur le plan environnemental, WAF a produit plus de 25 300 arbres dans les pépinières de ses sites et détourné 92 % de ses déchets non minéraux de l’élimination.
Sur le volet social, la société a versé 93 millions de dollars, soit environ 55,8 milliards FCFA, en salaires et avantages sociaux à ses employés, dont 94 % sont de nationalité burkinabè. Elle a également consacré 8 millions de dollars (4,8 milliards FCFA) à des initiatives communautaires, en plus des 16,5 millions de dollars (9,9 milliards FCFA) versés au Fonds de développement minier.
Sur le plan financier, l’exercice 2025 s’est soldé par une production annuelle de 300 383 onces d’or, un chiffre d’affaires de 1,54 milliard de dollars australiens (622,79 milliards FCFA) et un bénéfice net de 567 millions de dollars australiens (229,3 milliards FCFA), soit plus du double de celui de l’année précédente. Au titre des impôts et redevances, la société annonce avoir versé à l’État 398 millions de dollars US, soit environ 238,8 milliards FCFA.
Poursuite des discussions avec l’État
Sur le plan capitalistique, West African Resources a confirmé poursuivre des discussions confidentielles avec le gouvernement burkinabè, représenté par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), au sujet d’une acquisition supplémentaire par l’État d’une quote-part dans Kiaka SA, la société titulaire du permis.
La société australienne détient actuellement 85 % du capital de Kiaka SA, contre 15 % pour l’État. L’éventuelle transaction se ferait moyennant une contrepartie financière. Le gouvernement avait annoncé, en Conseil des ministres du 19 février 2026, son intention d’acquérir une participation supplémentaire de 25 %, susceptible de porter la part de l’État à 40 %. L’exécutif fonde cette démarche sur le nouveau code minier et le décret du 21 mars 2025 encadrant l’ouverture du capital des sociétés minières à l’État et au secteur privé national.
Par Léon Yougbaré


