Robex-Predictive : une fusion à 1,5 milliard de dollars sur le point de se concrétiser en Guinée

Le rapprochement entre les deux sociétés aurifères, annoncé en octobre 2025, entre dans sa dernière ligne droite. La levée de l’ensemble des conditions suspensives ouvre désormais la voie à la constitution d’un groupe minier ouest-africain de premier plan.

C’est une opération qui aura mis plusieurs mois à franchir toutes les étapes réglementaires. Robex Resources et Predictive Discovery ont confirmé, le 9 avril 2026, que leur fusion, valorisée à 1,5 milliard de dollars américains, entrerait en phase finale avant la fin du mois d’avril. La nouvelle entité disposera d’un ancrage opérationnel en Guinée et au Mali, deux pays miniers dont le sous-sol recèle des gisements parmi les plus compétitifs du continent.

Annoncé en octobre 2025, puis ajusté en décembre de la même année, le schéma de la transaction était subordonné à plusieurs validations, notamment l’aval d’un tribunal québécois ainsi que les autorisations des gouvernements malien et guinéen. Le 8 avril 2026, Predictive Discovery a indiqué que l’ensemble de ces conditions avaient été levées, dissipant ainsi les derniers obstacles formels à la conclusion de l’opération.

Dans ce contexte, la radiation des actions de Robex Resources a été annoncée le 10 avril, préalablement à leur regroupement avec les titres de Predictive Discovery. L’admission des actions de la société combinée est attendue au plus tard le 22 avril sur deux places boursières : la Bourse de Toronto (TSX) et l’Australian Securities Exchange (ASX), en Australie.

Sur le plan industriel, la logique de l’opération tient à la complémentarité des actifs apportés par chacune des deux parties. Robex Resources exploite la mine de Kiniero, en Guinée, dont la production moyenne est estimée à 139 000 onces par an sur une durée de vie de neuf ans, ainsi que la mine de Nampala, au Mali, qui a livré 45 429 onces en 2025.

Predictive Discovery, pour sa part, développe le projet Bankan, également situé en Guinée, dont la capacité de production est projetée à environ 250 000 onces annuelles sur douze ans, pour un coût de développement estimé à 463 millions de dollars.

Combinés, ces actifs devraient permettre au groupe de dépasser le seuil des 400 000 onces d’or par an à l’horizon 2029. Andrew Pardey, directeur général de Predictive Discovery, avait souligné que la transaction réunissait deux des projets aurifères ouest-africains les plus avancés et les moins coûteux à l’exploitation, dotant la nouvelle structure des capacités financières et opérationnelles nécessaires pour s’imposer comme un producteur d’envergure sur le continent.

Par David Yaméogo

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