La Société multinationale de bitumes (SMB), dotée d’un capital social de 4,87 milliards FCFA et détenue à 72,6 % par la Société ivoirienne de raffinage (SIR), s’est imposée comme un acteur clé de l’industrie routière en Afrique de l’Ouest. Créée pour accompagner les programmes de désenclavement et de modernisation des infrastructures, l’entreprise joue un rôle central dans l’approvisionnement en bitume de plusieurs marchés de la sous-région.
En 2025, la société a consolidé sa position stratégique grâce à des performances financières en progression. Les résultats publiés traduisent une amélioration de sa rentabilité et confirment la résilience de son activité, malgré un contexte économique marqué par des pressions sur les marchés industriels.
Le chiffre d’affaires de la SMB s’établit à 206,74 milliards FCFA en 2025, en recul par rapport aux 229,1 milliards enregistrés lors de l’exercice précédent. Malgré ce repli des revenus, la production stockée a progressé à 2,1 milliards FCFA, contre 437 millions FCFA en 2024, signe d’une activité industrielle soutenue.
Au 31 décembre 2025, les achats de matières premières et fournitures ont reculé à 157,82 milliards FCFA, contre 160,51 milliards FCFA en 2024, permettant à la marge brute de progresser de 32,3 milliards FCFA en 2024 à 37,45 milliards FCFA.
La valeur ajoutée, indicateur de la richesse créée par l’entreprise, bondit quant à elle à 22,57 milliards FCFA, contre 17,55 milliards FCFA en 2024. La discipline budgétaire s’est également manifestée au niveau des charges de personnel, ramenées à 4,1 milliards FCFA contre 4,52 milliards FCFA lors de l’exercice précédent.
Le résultat d’exploitation atteint 17,83 milliards FCFA, contre 12,04 milliards FCFA en 2024. Le résultat des activités ordinaires progresse dans les mêmes proportions, à 17,98 milliards FCFA contre 12,45 milliards FCFA. Après déduction d’un impôt sur le résultat de 4,91 milliards FCFA (contre 3,75 milliards FCFA en 2024), le bénéfice net ressort à 13,1 milliards FCFA. La capacité d’autofinancement global (CAFG) progresse à 13,5 milliards FCFA, contre 9 milliards FCFA en 2024.
Selon les résultats publiés, le conseil d’administration prévoit de soumettre à l’assemblée générale un bénéfice distribuable de 22,1 milliards FCFA, tenant compte d’un report à nouveau créditeur issu des exercices antérieurs de 8,99 milliards FCFA.
Sur ce montant, le conseil d’administration propose une distribution de dividendes de 6,24 milliards FCFA, soit environ 28 % du bénéfice distribuable, le solde de 5,83 milliards FCFA étant affecté en report à nouveau pour l’exercice en cours.
Par Léon Yougbaré



