Côte d’Ivoire : la dette publique atteint 34 882,3 milliards FCFA à fin mars 2026, soit 56 % du PIB

Le stock de la dette publique ivoirienne s’établissait à 34 882,3 milliards FCFA au 31 mars 2026, selon les données récemment publiées. Ce niveau porte la dette de l’Administration centrale à 56 % du PIB, un ratio qui demeure confortablement inférieur au seuil communautaire de convergence fixé à 70 % du PIB dans l’espace UEMOA.

La structure de l’endettement ivoirien reste dominée par la dette extérieure, qui s’élève à 21 736,6 milliards FCFA, contre 13 145,7 milliards FCFA pour la dette intérieure. Cette répartition se traduit par une exposition significative au risque de change, avec 52,7 % de la dette totale libellée en devises. Sur le plan du risque de taux, la situation apparaît plus maîtrisée, avec 89,8 % de l’encours total contracté à taux fixe.

La ventilation de la dette extérieure par catégorie de créanciers laisse apparaître la prépondérance des bailleurs multilatéraux, qui détiennent 8 112,9 milliards FCFA, soit 37,3 % de l’encours externe. Les porteurs de titres de créance – essentiellement les investisseurs des marchés financiers internationaux – suivent de près avec 7 961,7 milliards FCFA, soit 36,6 %.

Les créanciers bilatéraux représentent quant à eux 2 900,2 milliards FCFA, soit 13,3 % de l’encours extérieur, tandis que les autres créanciers totalisent 2 761,8 milliards FCFA.

Une dette intérieure dominée par le marché des titres publics

Du côté de la dette intérieure, les titres publics constituent l’essentiel de l’encours, avec 12 120,4 milliards FCFA. Cette enveloppe se décompose en obligations du Trésor (51 %) et en bons du Trésor (4,7 %). Le solde, provenant des obligations émises par appel public à l’épargne, représente 36,4 % du total des titres publics.

Quant aux financements directs auprès du système bancaire, ils demeurent limités, avec 858,2 milliards FCFA détenus par la BCEAO et 161,8 milliards FCFA par les banques commerciales et assimilées.

Au 31 mars 2026, le stock provisoire de la dette garantie par l’État – c’est-à-dire les engagements d’entités tierces que l’État s’est engagé à honorer en cas de défaillance – s’élevait à 215,5 milliards FCFA, soit seulement 0,3 % du PIB.

Par Léon Yougbaré

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