Guinée : la centrale à gaz de 1 800 MW portée par West Africa LNG suscite l’intérêt d’une délégation américaine

Une délégation américaine a exprimé son intérêt à accompagner le projet porté par West Africa LNG, qui prévoit la construction d’une centrale à gaz d’une capacité de 1 800 MW dans la région de Boké. Cette position a été exprimée lors d’une rencontre avec le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, en présence d’une délégation de la Banque de développement des États-Unis.

Les échanges ont porté sur les opportunités de coopération dans le secteur énergétique guinéen, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer durablement l’offre nationale d’électricité et d’accélérer la modernisation des infrastructures.

Le projet West Africa LNG est présenté comme une initiative structurante pour le système énergétique du pays. Il vise à accroître significativement la capacité de production d’électricité afin de répondre aux besoins croissants des ménages et des industries, tout en soutenant la dynamique de développement économique.

Les discussions ont également mis en avant plusieurs axes techniques jugés essentiels à la réussite du projet. Il s’agit notamment de la réalisation d’études de faisabilité pour la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité, ainsi que du renforcement des capacités techniques et professionnelles des acteurs du secteur.

Les autorités guinéennes ont salué l’intérêt manifesté par les partenaires américains, y voyant un signal encourageant pour la mobilisation de financements et l’accompagnement des grands projets énergétiques du pays. Elles ont réaffirmé leur engagement à promouvoir des partenariats solides, fondés sur des solutions durables.

Pour rappel, le projet Guinea LNG prévoit la construction, sur une période de 18 mois, d’un terminal de réception de gaz naturel liquéfié (GNL), d’installations de stockage, d’unités de regazéification ainsi que d’infrastructures de distribution. Le gaz importé sera ensuite acheminé vers les utilisateurs finaux, soit par pipeline après regazéification, soit par transport cryogénique, selon un modèle dit de « pipeline virtuel ».

Par Leila Toé

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