Réuni le lundi 13 juillet 2026 à Brazzaville, le Comité national économique et financier (CNEF) de la République du Congo a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année. Les échanges, dirigés par Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, ont porté sur la situation économique, monétaire et financière du pays, ainsi que sur les modalités de financement de l’économie nationale.
Le Comité a constaté un renforcement de la dynamique économique nationale au premier trimestre 2026, matérialisé par une progression de 10,6 % de l’Indice composite des activités économiques (ICAE), tirée essentiellement par les secteurs pétrolier et gazier. Cet indicateur, qui mesure l’évolution de l’activité productive globale, confirme la place centrale des hydrocarbures dans la trajectoire de croissance du pays.
Côté prix, l’inflation est restée contenue à 1,4 % en moyenne annuelle, un niveau nettement inférieur au plafond communautaire de 3 % fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Sur cette base, le Comité projette pour l’ensemble de l’année 2026 une croissance de 5,2 %, contre 4,8 % en 2025.
Concernant le financement de l’économie à fin mars 2026, l’examen du Comité fait ressortir une hausse de 13,5 % des crédits bruts distribués par le système bancaire, portant leur encours à 1 869 milliards de FCFA. La qualité du portefeuille s’est également améliorée sur la période, avec un recul du taux des créances en souffrance, passé de 16,6 % à 14,4 %.
Le Comité a toutefois relevé que les financements à long terme ne représentaient que 2,4 % du total des crédits accordés à l’économie à fin mars 2026. Face à cette limite qualifiée de « structurelle », le Secrétariat général du Comité a été chargé d’engager rapidement une réflexion sur cette problématique, qui conditionne la capacité des entreprises congolaises à investir dans des projets de développement de plus grande envergure.
Sur le Marché des valeurs du Trésor (MVT), le taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor public s’est établi à 69 % entre janvier et avril 2026. Les Obligations du Trésor assimilables (OTA) représentent désormais 78,5 % de l’encours total des titres publics.
Par Léon Yougbaré


