Le projet de construction de l’usine de production de farine de blé de la Minoterie du Faso (MINOFA) avance à grands pas. En visite sur le chantier à Bobo-Dioulasso, le samedi 1ᵉʳ août 2026, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a constaté un taux d’exécution des travaux de 65 %, saluant l’avancement d’un investissement stratégique destiné à renforcer les capacités de transformation agroalimentaire du Burkina Faso, note le département de l’Industrie.
Cette future unité industrielle, dont le coût dépasse 3 milliards de FCFA, s’inscrit dans la politique nationale d’industrialisation visant à accroître la transformation locale des matières premières. Une fois opérationnelle, elle affichera une capacité de production de 150 tonnes de farine de blé par jour et devrait générer des centaines d’emplois.
Selon la direction de communication, à l’issue de la visite, le ministre Serge Gnaniodem Poda s’est dit satisfait du rythme d’exécution des travaux. Il a rappelé que ce projet traduit la volonté des plus hautes autorités du pays, sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, d’accélérer la transformation industrielle afin de répondre à la demande nationale tout en développant les exportations vers les marchés sous-régionaux et internationaux.
Pour le gouvernement, le développement d’unités industrielles telles que celle de la MINOFA constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance aux importations de produits transformés, créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national et renforcer la souveraineté économique du Burkina Faso.
Une stratégie industrielle qui s’étend également au maïs
Dans la même dynamique, le ministre s’est rendu le même jour sur le chantier du futur moulin à maïs de la MINOFA à Banfora. Lancé il y a quelques mois, ce projet complète les investissements engagés par l’entreprise pour diversifier la transformation des céréales produites localement.
Selon le ministère, cette nouvelle ligne de production répond à l’ambition de faire du Burkina Faso un producteur de denrées agroalimentaires issues de ses propres matières premières, capables d’alimenter le marché national tout en conquérant les débouchés sous-régionaux et internationaux.
En rappel, la société d’État Minoterie du Faso a réalisé un chiffre d’affaires de 12,25 milliards FCFA en 2025 pour un bénéfice net de 1,06 milliard FCFA.
Par Amhed Coulibaly


