Mines : la Côte d’Ivoire prévoit la mise en service d’une raffinerie d’or d’une capacité de 100 tonnes au premier semestre 2027

La Côte d’Ivoire s’apprête à renforcer sa présence dans l’industrie aurifère africaine avec la mise en service, au premier semestre 2027, d’une nouvelle raffinerie d’or capable de traiter jusqu’à 100 tonnes métriques par an. Portée par la Société Ivoirienne des Métaux Précieux (Simep), cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie d’Abidjan visant à accroître la transformation locale de sa production minière et à hisser le pays au premier rang des producteurs d’or du continent à l’horizon 2035.

« L’unité de raffinage commencera ses activités d’ici la fin du premier semestre 2027 », a déclaré le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. À pleine capacité, l’installation pourra traiter environ 100 tonnes d’or chaque année, un volume qui correspond à l’objectif de production industrielle que la Côte d’Ivoire entend atteindre au cours des prochaines années.

Le métal précieux raffiné dans cette installation devrait être commercialisé avec l’appui de StoneX Group, société américaine spécialisée dans les services financiers et les marchés des matières premières, selon les informations rapportées par Bloomberg. Ce partenariat doit notamment contribuer à connecter la production ivoirienne raffinée aux marchés internationaux.

La Côte d’Ivoire produit actuellement environ 60 tonnes d’or par an. Selon les données du World Gold Council citées dans les informations disponibles, le pays occupait la huitième place parmi les producteurs africains en 2025. Avec une production de 192,4 tonnes, le Ghana dominait alors le classement continental, devant notamment le Zimbabwe, la Guinée, le Soudan, le Mali et le Burkina Faso.

Abidjan ambitionne toutefois de changer d’échelle. Le gouvernement vise une production nationale de 100 tonnes d’or à l’horizon 2030, contre environ 60 tonnes actuellement. Cette progression doit reposer à la fois sur l’extension de mines existantes et sur l’entrée en production de nouveaux projets aurifères.

Parmi les investissements attendus figure l’expansion de la mine de Yaouré, exploitée par Perseus Mining. Le canadien Montage Gold prévoit également la mise en service de la mine de Koné, présentée comme l’un des projets aurifères majeurs du pays, avec une entrée en production annoncée d’ici la fin de 2026.

Au-delà de l’augmentation des volumes produits, la construction de la raffinerie répond à une volonté de renforcer la valeur ajoutée créée localement. Pendant longtemps, une grande partie des pays producteurs africains ont exporté leur or sous forme de doré ou de matières premières, laissant une partie des activités de transformation et de commercialisation à des opérateurs situés hors du continent. La mise en place de capacités nationales de raffinage vise donc à conserver davantage de valeur au sein des économies productrices.

Par Amhed Coulibaly

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