Le solde de la balance commerciale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a atteint 4 352,7 milliards de FCFA au 1er semestre (S1) 2026, contre 2 293,4 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse remarquable de 89,8 %. En l’espace d’un an, le solde des échanges de biens s’est ainsi amélioré de 2 059,3 milliards de FCFA.
Cette évolution s’explique par une progression beaucoup plus rapide des exportations que des importations. En effet, les ventes de biens de l’Union à l’étranger ont atteint 20 311,2 milliards de FCFA sur la période, alors que les importations se sont situées à 15 958,5 milliards de FCFA. Cet écart a mécaniquement renforcé le solde commercial régional.
La hausse des exportations repose d’abord sur les principaux produits générateurs de recettes extérieures. Les ventes d’or et de métaux précieux ont généré 8 193,8 milliards de FCFA, contre 6 813,2 milliards de FCFA au S1 2025 (+20,3 %), celles de cacao 3 718,4 milliards de FCFA et celles de produits pétroliers 3 115,9 milliards de FCFA, contre 2 620,3 milliards de FCFA au S1 2025 (+18,9 %). Les noix de cajou et le caoutchouc ont également rapporté respectivement 784,7 milliards de FCFA et 762,2 milliards de FCFA. Le coton a, pour sa part, rapporté 282,9 milliards de FCFA.
Pour l’or, le coton, le caoutchouc et les produits pétroliers, la progression des recettes à l’exportation s’explique à la fois par l’augmentation des cours internationaux et par la hausse des volumes expédiés. Le cacao présente une configuration différente : l’augmentation de sa valeur exportée provient essentiellement des quantités vendues, la baisse des cours ayant limité le gain.
Du côté des achats extérieurs, la progression reste contenue. Les achats de produits énergétiques se sont situés à 4 012,1 milliards de FCFA, contre 3 620,3 milliards de FCFA il y a un an (+10,8 %). Les achats de biens d’équipement s’établissent à 3 980,2 milliards de FCFA, contre 3 879,4 milliards de FCFA, en hausse de 2,6 %. Les achats de biens intermédiaires se situent, quant à eux, à 3 322,6 milliards de FCFA, contre 3 188,2 milliards de FCFA (+4,2 %).
À l’inverse, les importations de produits alimentaires ont reculé de 9,1 %, pour se situer à 2 779 milliards de FCFA, contre 3 056,7 milliards de FCFA au S1 2025. Enfin, les biens de consommation courante se situent à 3 018,8 milliards de FCFA, contre 3 269,2 milliards de FCFA, en baisse de 7,7 %.
La hausse des achats de biens d’équipement et intermédiaires reflète notamment les investissements réalisés au cours du semestre. Le déploiement de la troisième phase du projet pétrolier Baleine en Côte d’Ivoire et la réalisation d’une centrale thermique au Burkina Faso ont contribué à accroître les besoins en équipements et intrants.
La facture pétrolière a, quant à elle, subi la remontée des cours internationaux du brut, dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient.
En définitive, la hausse des exportations par rapport aux importations a permis au solde commercial régional de presque doubler pour atteindre 4 352,7 milliards de FCFA et de consolider significativement la position extérieure de l’Union.
Par Bernadette W. Gansonré


