Le Togo projette une croissance économique de 6,3 % en 2026, après 6,1 % en 2025, tandis que l’inflation s’est établie à 0,5 % à fin juin. La dette publique a, de son côté, reculé à 60,2 % du PIB. Ces chiffres ont été présentés le 17 septembre 2026 à Lomé, lors de la troisième session ordinaire de l’année du Conseil national du crédit (CNC).
Réuni sous la présidence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, le CNC a examiné la situation économique, monétaire et bancaire du pays à fin juin 2026. La progression attendue de l’activité repose notamment sur les transports, le commerce, les activités portuaires et la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).
S’agissant des finances publiques, le gouvernement met également en avant le recul du niveau d’endettement, désormais évalué à 60,2 % du PIB, ainsi qu’un déficit présenté comme maîtrisé.
Le secteur bancaire affiche, pour sa part, une progression des dépôts et des crédits. Parmi les évolutions relevées figure le financement de l’agriculture, dont les crédits ont bondi de 93,3 % pour atteindre 15,4 milliards de FCFA.
Cette hausse reste toutefois jugée insuffisante par le ministre des Finances, qui appelle les établissements bancaires à renforcer davantage leur soutien à l’agriculture et aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Il les encourage notamment à recourir aux mécanismes de garantie disponibles, dont le ProMIFA, afin de réduire les contraintes liées au financement de ces secteurs.
Les acteurs du secteur de la microfinance sont également appelés à appliquer strictement les plans de redressement afin de préserver l’épargne des populations et de consolider la stabilité du système financier.
Créé comme cadre de suivi de l’évolution économique et financière du Togo, le Conseil national du crédit (CNC) se réunit quatre fois par an. Il regroupe notamment les représentants du secteur bancaire et de la microfinance, des ministères chargés des finances et de l’économie, de la BCEAO, du patronat, de la Chambre de commerce ainsi que des associations de consommateurs.
Par Leila Toé


