À travers une émission simultanée de bons et d’obligations assimilables du Trésor (BAT et OAT), le Mali a mobilisé 38,23 milliards FCFA. Toutefois, ce montant reste en deçà de l’objectif initial de 40 milliards FCFA, bien que la demande globale ait atteint 44,5 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 111,21 %. Rapportée aux soumissions totales, l’opération a enregistré un taux d’absorption de 85,94 %, avec 6,25 milliards FCFA de soumissions rejetées.
Dans le détail, l’opération était structurée autour de trois instruments, notamment des bons à 364 jours et deux lignes obligataires à trois et cinq ans. Pour la première catégorie, les soumissions ont atteint 8,44 milliards FCFA, dont 4,44 milliards FCFA ont été acceptés, pour un rendement moyen pondéré de 4,9 %.
Concernant les OAT à trois ans, le montant effectivement levé s’établit à 33,8 milliards FCFA, assortis d’un taux d’intérêt de 7,74 %, sur 36,04 milliards FCFA de soumissions. Quant aux obligations à cinq ans, elles n’ont enregistré aucune soumission, les investisseurs ayant privilégié les maturités plus courtes.
S’agissant de la répartition géographique des souscriptions, les investisseurs maliens et burkinabè sont les seuls contributeurs sur les bons à 364 jours, à hauteur respectivement de 3 milliards et de 1,44 milliard FCFA.
Pour les obligations à trois ans, les Maliens dominent largement, avec 21,5 milliards FCFA de soumissions acceptées. Viennent ensuite les Sénégalais et les Ivoiriens, avec des contributions respectives de 3,5 milliards et de 3 milliards FCFA.
Les soumissions burkinabè retenues atteignent 2,61 milliards FCFA, suivies de celles en provenance du Togo, qui s’élèvent à 2,51 milliards FCFA. Le Bénin complète la liste des contributeurs avec 665,2 millions FCFA de soumissions absorbées.
Par David Yaméogo


