Ghana : l’inflation remonte à 5,2 %, les services et produits locaux sous surveillance

L’inflation annuelle des prix à la consommation au Ghana a augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre, passant de 5,0 % en août à 5,2 %, selon les données du Service statistique du Ghana.

Cette progression marque un retournement après le recul enregistré en juillet, même si l’inflation demeure nettement inférieure à son niveau de l’année précédente. Le statisticien gouvernemental Alhassan Iddrisu a indiqué que cette nouvelle hausse était principalement portée par l’inflation non alimentaire, qui s’est établie à 6,2 %, contre 4,0 % pour les produits alimentaires.

« À 6,2 %, l’inflation non alimentaire dépasse encore celle de l’alimentation, à 4,0 %, et représente près des deux tiers de l’inflation », a déclaré Alhassan Iddrisu lors de la présentation des données.

Le statisticien a souligné que le taux d’inflation au Ghana avait presque diminué de moitié au cours de l’année écoulée, avant de commencer à remonter légèrement après la baisse enregistrée en juillet. Selon la présentation, « l’inflation est désormais une histoire locale des services », ce qui traduit la contribution croissante des biens et services produits localement à la progression globale des prix.

Environ 86 % de l’inflation au Ghana est désormais attribuée aux biens et services produits sur le territoire national. Cette situation met en évidence le poids croissant des facteurs domestiques dans l’évolution des prix, alors que l’influence des coûts des produits importés devient relativement moins importante.

Cette évolution intervient alors que la Banque du Ghana a maintenu son principal taux directeur inchangé pour la troisième réunion consécutive en septembre. La banque centrale estime que l’inflation devrait progressivement remonter vers son objectif de 6 % au cours des prochains trimestres.

Les dernières données placent ainsi les autorités monétaires face à la nécessité de déterminer si la remontée observée depuis deux mois constitue un ajustement temporaire ou le début d’un rebond plus durable des pressions inflationnistes domestiques.

À 5,2 %, l’inflation reste toutefois inférieure à la limite basse de la fourchette cible de la Banque du Ghana. Les hausses enregistrées en août et en septembre renforcent néanmoins l’attention portée à l’évolution des prix des produits non alimentaires et des services, alors que le processus de désinflation engagé par le Ghana se poursuit.

Par Amhed Coulibaly

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