Le projet aurifère Kandiolé, porté par la société canadienne Roscan Gold Corporation, entre dans une phase importante de son développement. Les résultats de l’évaluation économique préliminaire (PEA) publiés le 2 mars 2026 par Roscan Gold Corporation montrent la robustesse financière du projet, dans un contexte de prix de l’or historiquement élevés.
Selon l’étude, le projet présente une valeur actuelle nette après impôts (VAN) de 498 millions de dollars pour un taux d’actualisation de 5 %, avec un taux de rentabilité interne (TRI) estimé à 43 % et un délai de récupération de l’investissement limité à 2,8 ans, sur la base d’un prix de l’or fixé à 3 100 dollars l’once. La rentabilité s’améliore fortement dans des scénarios de prix plus élevés : la VAN atteindrait 836 millions de dollars avec un or à 4 000 dollars l’once et culminerait à 1,29 milliard de dollars pour un prix spot de 5 280 dollars l’once, avec un TRI pouvant atteindre 85 %.
Le plan minier prévoit une exploitation à ciel ouvert classique alimentant une usine centralisée de traitement par lixiviation au carbone (CIL), avec une production annuelle moyenne de près de 93 000 onces d’or durant les quatre premières années. Sur l’ensemble de la durée de vie de la mine, estimée à environ treize ans, la production totale atteindrait plus de 834 000 onces d’or, avec des coûts tout compris de maintien (AISC) évalués à 1 568 dollars l’once.
L’étude repose sur une estimation actualisée des ressources minérales totalisant 1,283 million d’onces d’or en ressources indiquées. Un élément jugé rassurant pour les investisseurs : environ 97 % du minerai destiné à l’usine proviendrait de ressources indiquées, considérées comme plus fiables sur le plan géologique.
Le projet nécessitera un investissement initial estimé à 218,7 millions de dollars, pour un capital total de 297,2 millions de dollars hors imprévus. Les coûts opérationnels, alignés sur les standards observés en Afrique de l’Ouest, reposent sur un modèle d’exploitation minière sous-traitée destiné à limiter l’intensité capitalistique et à accélérer la mise en production.
Roscan Gold indique que la demande de permis minier est entrée dans sa phase finale d’examen par les autorités maliennes, tandis que les discussions de financement sont déjà engagées. Les études environnementales et sociales ainsi que les travaux d’ingénierie sont en cours afin de permettre un développement rapide du projet.
Au-delà des indicateurs économiques actuels, la société souligne un potentiel d’expansion significatif, la majorité du minerai planifié provenant seulement de trois des six gisements identifiés, laissant entrevoir des perspectives d’augmentation des ressources grâce à de futurs programmes de forage.
Par Drissa Ouattara


