56,1 milliards FCFA de capital social : Vista Bank Burkina devient la première banque en termes de capital avec une ambition de financer davantage l’économie

Vista Bank Burkina change de dimension. En portant son capital social de 20 milliards FCFA à 56,16 milliards FCFA (56 166 680 000 FCFA), la filiale burkinabè du groupe bancaire panafricain Vista s’impose désormais comme la banque la plus capitalisée du Burkina Faso. Cette opération, engagée en 2025, marque une augmentation de plus de 180 % du capital social et place l’établissement bancaire à plus de 2,8 fois le niveau minimum exigé par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Au-delà de la performance financière, cette augmentation de capital montre l’ambition de faire de Vista Bank Burkina un acteur majeur du financement du développement économique du pays.

À l’origine de cette décision figure la vision du président du groupe Vista, Simon Tiemtoré. Lors d’un entretien accordé à Horonya Finance au lancement de l’opération, l’homme d’affaires avait justifié ce choix par sa confiance dans les perspectives économiques du Burkina Faso.

« C’est parce que nous croyons au Burkina. Il faut une banque forte et nous voulons avoir une banque forte pour renforcer la position de Vista Bank Burkina en tant que banque commerciale avec un mandat de développement…….et pouvoir continuer à accompagner le Burkina Faso dans son développement économique », déclarait-il.

Cette injection massive de capitaux donne désormais à la banque une capacité accrue pour financer les besoins de l’État, soutenir les grandes entreprises et accompagner davantage les petites et moyennes entreprises, considérées comme le moteur de la croissance économique.

Une stratégie déjà visible sur le terrain

L’augmentation du capital intervient alors que Vista Bank Burkina s’est progressivement imposée comme l’un des partenaires financiers de plusieurs projets structurants du pays.

En mars 2025, la banque a accordé, en partenariat avec African Export-Import Bank (Afreximbank), une facilité de crédit revolving de 65,6 milliards FCFA à la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY). Cette opération visait à sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers et à renforcer les capacités opérationnelles de l’entreprise publique.

Dans le secteur des infrastructures, Vista Bank Burkina a participé également au financement de projets d’envergure. Parmi eux figure l’élargissement et la modernisation de la Route nationale n°4 reliant Ouagadougou à Saaba. Réalisé avec l’État burkinabè et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), ce projet de 115 milliards FCFA doit améliorer la fluidité du trafic urbain et faciliter l’accès à l’université Thomas-Sankara.

L’établissement bancaire avait déjà marqué son engagement dans le développement des infrastructures routières en participant au financement de la réhabilitation de la Route nationale n°8 entre Bobo-Dioulasso, Orodara, Koloko et la frontière malienne. Pour ce chantier stratégique de 131 kilomètres, Vista Bank Burkina a mobilisé 68,4 milliards FCFA afin de moderniser les infrastructures routières et renforcer les échanges économiques avec le Mali. Au total, plus de 250 milliards FCFA ont été mobilisés par la banque et ses partenaires pour soutenir plusieurs projets structurants au Burkina Faso.

Un partenaire de l’État dans les secteurs stratégiques

L’un des financements les plus emblématiques demeure l’opération de 44,86 milliards FCFA destinée à l’acquisition de 500 bus pour la Société de transport en commun de Ouagadougou (SOTRACO). Ce projet, inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, vise à améliorer la mobilité des élèves, des étudiants et des populations de la capitale.

À travers ces différentes interventions, Vista Bank Burkina confirme son positionnement particulier dans le paysage bancaire national : celui d’une banque commerciale qui entend également jouer un rôle actif dans le financement du développement.

Avec un capital social désormais supérieur à 56 milliards FCFA, l’institution dispose d’une marge de manœuvre renforcée pour soutenir les investissements publics et privés. Un atout qui pourrait contribuer à accélérer le financement de projets structurants dans un contexte où les besoins de l’économie burkinabè demeurent importants.

Par Drissa Ouattara

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