À fin février 2025, les données provisoires du Tableau des Opérations Financières de l’État (TOFE) indiquent que les recettes mobilisées par l’État guinéen ont atteint 7 879,67 milliards GNF, contre 4 880,20 milliards GNF à la même période en 2024.
Cette augmentation de 2 999,46 milliards GNF représente une progression impressionnante de 61,46 %, principalement due à l’accroissement des recettes fiscales et des autres recettes. En comparaison avec les prévisions de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2025, le taux de réalisation global des recettes se situe à 30 %, avec une exécution de 30,8 % pour les recettes fiscales, 13,3 % pour les dons et 29,8 % pour les autres recettes.
Les recettes fiscales recouvrées ont connu une hausse notable de 62,81 %, passant de 2 702,01 milliards GNF à 7 003,56 milliards GNF. Cette amélioration résulte d’efforts renforcés de recouvrement, tant dans le secteur non minier (+64,50 %) que dans le secteur minier (+55,15 %).
Des augmentations significatives ont été observées dans plusieurs catégories d’impôts, notamment une hausse de 541,70 % pour les autres recettes fiscales, de 145,83 % pour les impôts sur le patrimoine, et de 177,84 % pour les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales. En outre, des hausses plus modérées ont été notées pour les impôts sur les biens et services (+19,54 %), les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital (+15,17 %), ainsi que pour les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre (+8,89 %).
Exécution des dépenses
Les dépenses totales ont également connu une forte hausse de 106,88 % en glissement annuel, atteignant 6 321,66 milliards GNF à fin février 2025, contre 3 265,97 milliards GNF un an plus tôt. Cette augmentation est principalement due à la hausse de 28,25 % des charges courantes et à une forte accélération de 460,35 % des transactions sur les actifs non financiers.
Par rapport aux prévisions de la LFI 2025, le taux d’exécution des dépenses s’établit à 20,7 %, avec 19,1 % pour les charges courantes et 23,8 % pour l’acquisition nette d’actifs non financiers. En ce qui concerne le service de la dette, le montant alloué à la dette intérieure a atteint 202,22 milliards GNF, tandis que celui de la dette extérieure s’est chiffré à 176,16 milliards GNF.
Par Bernadette W. Gansonré


