La Banque africaine de développement (BAD) a investi 57,624 milliards de FCFA (100 millions de dollars) dans Arise Integrated Industrial Platforms Limited (Arise IIP), le développeur et exploitant panafricain de parcs industriels de classe mondiale. Cette décision stratégique vise à soutenir le développement de zones économiques spéciales à travers le continent africain.
L’investissement contribuera au financement de parcs industriels et de zones économiques dédiées à la transformation agro-industrielle (SAPZ), un projet phare de la BAD. Les plateformes industrielles développées et exploitées par Arise IIP se concentrent essentiellement sur la transformation des chaînes de valeur agricoles et industrielles des pays africains, en fournissant des infrastructures, des services partagés et des procédures administratives simplifiées.
L’objectif est de permettre aux entreprises agro-industrielles de relocaliser leurs chaînes d’approvisionnement, de créer de la valeur ajoutée localement et de réduire l’empreinte carbone des flux commerciaux.
Selon le Dr Beth Dunford, vice-présidente de la BAD, cet investissement favorise une agro-industrialisation transformatrice portée par le secteur privé, créant des emplois et développant les économies rurales. De son côté, Solomon Quaynor, vice-président de la BAD, souligne que cet investissement témoigne de l’engagement de la Banque à accélérer l’industrialisation en Afrique et à optimiser le capital africain pour le développement du continent.
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À noter qu’Arise IIP se positionne comme un catalyseur pour accompagner les pays africains dans leur transition vers une économie industrielle, en visant une croissance verte et la neutralisation des émissions de carbone. Elle a déjà intégré plus de 400 entreprises issues de 47 secteurs industriels dans ses zones au Gabon, au Bénin et au Togo, créant plus de 50 000 emplois et mobilisant plus de 4 033,715 milliards de FCFA (7 milliards de dollars) d’investissement, avec pour secteurs dominants le bois, le verre, le soja, la transformation de la noix de cajou, la transformation du coton et des textiles, la céramique, les boissons, les produits pharmaceutiques et la transformation de la viande.
Par Bernadette W. Gansonré


