Cameroun : l’État engage 57 milliards FCFA pour régler la dette sociale de 178 383 agents publics

Le gouvernement camerounais a dévoilé, le 22 juillet dernier, les modalités précises du plan d’apurement des rappels salariaux liés aux avancements automatiques de janvier 2025. C’est du moins ce que révèle un communiqué conjoint signé par les ministres Louis Paul Motazé, en charge des Finances, et Joseph Lé, de la Fonction publique et de la Réforme administrative. Ce processus, intégré au nouveau progiciel de gestion du personnel et de la solde dénommé AIGLES, mobilisera 57 milliards FCFA, dont 46,08 milliards nets après des retenues s’élevant à 10,9 milliards, pour solder les arriérés de 178 383 agents publics, selon un échéancier s’étalant de juillet 2025 à janvier 2026.

Le plan distingue deux catégories de bénéficiaires. La première concerne les rappels inférieurs à 4,5 millions FCFA, à verser à 177 933 agents pour un montant total de 43 milliards FCFA, déduction faite de 10,2 milliards au titre des retenues. Leur apurement sera mensuel et systématique, avec des versements constants de 8 milliards FCFA entre juillet et décembre 2025, puis de 5,21 milliards en janvier 2026. Quant à la deuxième catégorie, elle concerne les rappels supérieurs ou égaux à 4,5 millions FCFA, touchant 450 agents, pour un montant global de 3,8 milliards FCFA. Le paiement de ces rappels, conditionné à la validation d’un dossier administratif, sera échelonné avec un pic de 2,53 milliards FCFA en juillet 2025, puis des montants décroissants jusqu’en janvier 2026.

En outre, le calendrier est étendu pour les cas spécifiques : 175 agents en poste diplomatique verront leurs rappels payés à partir de septembre 2025, et 2 318 agents anciennement détachés ou mis en disponibilité devront patienter jusqu’après janvier 2026, le temps d’une analyse affinée.

Les ministres Motazé et Lé soulignent leur « détermination à réduire la dette salariale à sa plus simple expression avant fin 2025 ». Cette opération s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis plusieurs années pour assainir les finances publiques, tout en modernisant la gestion des ressources humaines via AIGLES.

Par Léon Yougbaré

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