Finances publiques : le Burkina Faso a mobilisé 312,5 milliards FCFA de recettes à fin janvier 2026, en hausse de 12,5 %

En ce début d’année 2026, la gestion des finances publiques au Burkina Faso montre des signes encourageants. Les recettes progressent tandis que les dépenses demeurent maîtrisées, contribuant ainsi à une nette réduction du besoin de financement de l’État.

En janvier 2026, l’État a mobilisé un total de 312,5 milliards de FCFA, marquant une progression de 12,5 % par rapport à la même période l’an dernier. Cette amélioration provient principalement des recettes fiscales, qui se sont élevées à 283 milliards de FCFA, en hausse de 9,7 %. Les autres recettes non fiscales ont également connu un bond spectaculaire, passant à 23,9 milliards de FCFA, soit une augmentation de plus de 200 %. En revanche, les dons ont fortement diminué, atteignant 5,7 milliards de FCFA, ce qui représente une baisse de 53 % et souligne la diminution de l’apport extérieur.

Du côté des dépenses, le total s’est élevé à 198,1 milliards de FCFA, en légère baisse de 2 % par rapport à janvier 2025. Cette diminution est liée à la réduction des acquisitions nettes d’actifs non financiers, qui sont tombées à 25,5 milliards de FCFA, en recul de 23 %. Les charges courantes, elles, ont continué de croître, atteignant 172,6 milliards de FCFA, soit une hausse de 2,1 %. Cette combinaison de dépenses maîtrisées et de charges courantes en légère progression traduit une gestion prudente du budget.

Le besoin de financement s’est ainsi réduit à 14,4 milliards de FCFA, en nette amélioration de 38,7 milliards par rapport à l’an dernier. Pour couvrir ce besoin, l’État a eu recours à l’accumulation nette de passifs, qui a atteint 78,4 milliards de FCFA, ainsi qu’à une augmentation des acquisitions nettes d’actifs financiers de 25,5 milliards de FCFA.

Ces chiffres montrent que le Burkina Faso commence l’année avec un meilleur équilibre entre recettes et dépenses. La progression des ressources internes permet de compenser la baisse des dons, tandis que la maîtrise des investissements réduit la pression sur le budget.

Par Leila Toé

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