Au Mali, les autorités accélèrent la cadence pour soutenir un secteur agricole considéré comme vital pour l’économie. Réuni le 2 avril à Bamako, le Comité exécutif national de l’agriculture a entériné une enveloppe de 164,4 milliards de FCFA destinée à la campagne 2026, traduisant une orientation claire en faveur du renforcement de la production et de la sécurité alimentaire.
Cette décision intervient à l’issue d’une session stratégique consacrée à l’évaluation de la campagne 2025, à la planification de l’exercice 2026 et à la projection des années 2027 et 2028. Le budget validé affiche une progression de 2 % par rapport à l’année précédente, signe d’un engagement financier croissant pour appuyer les filières agricoles prioritaires et améliorer les conditions de travail des producteurs.
Ce nouvel effort s’inscrit dans la vision de long terme portée par le programme « Mali Kura Nétaasira ka ben san 2063 ma », qui fait de l’agriculture un levier central de transformation économique. Il intervient également dans un contexte marqué par des résultats jugés solides en 2025, malgré des contraintes économiques et climatiques persistantes.
Les données présentées font état d’une production céréalière de 1 452 540 tonnes, de 433 700 tonnes de coton, de 157 775 tonnes de viande contrôlée, de 17 238 tonnes de lait collecté et de 122 671 tonnes de poisson. Des performances qui, selon le Premier ministre, témoignent de la capacité d’adaptation du secteur agricole, pilier de l’économie nationale et élément clé de la sécurité alimentaire.
Fort de ces acquis, le gouvernement affiche désormais des objectifs plus ambitieux pour 2026. Les prévisions tablent notamment sur une production céréalière portée à 11 916 750 tonnes, ainsi que sur 598 800 tonnes de coton, confirmant le rôle stratégique de cette culture d’exportation.
Par Amhed Coulibaly


