La ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariatou Koné, a salué des résultats globalement encourageants à l’issue d’une rencontre tenue le jeudi 16 avril 2026 à Abidjan-Plateau avec les dirigeants des entreprises publiques, notamment les présidents de conseils d’administration et les directeurs généraux.
Selon elle, le chiffre d’affaires global du portefeuille de l’État est passé de 2 719 milliards FCFA en 2021 à 4 728 milliards FCFA en 2025, soit une croissance annuelle moyenne estimée à environ 15 %. Les résultats nets ont suivi progression notable sur la période, passant de 78 milliards FCFA à 240 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de 32 %. Les dividendes reversés à l’État ont également connu une hausse notable, atteignant 97 milliards FCFA en 2024 contre 34 milliards FCFA en 2023, confirmant ainsi le renforcement de la contribution des entreprises publiques aux ressources budgétaires.
Pour la ministre, ces performances sont le fruit des réformes engagées par le gouvernement et des efforts soutenus des dirigeants sociaux. Elle a rappelé que les entreprises publiques constituent des leviers essentiels pour la mise en œuvre des politiques publiques et la transformation économique du pays.
Malgré ces avancées, des défis subsistent. Mariatou Koné a insisté sur la nécessité de renforcer le pilotage du portefeuille et de mieux coordonner les actions afin d’inscrire ces performances dans la durée. Elle a également invité les responsables à mieux s’approprier les lettres de mission et les outils d’évaluation, tout en améliorant la qualité des travaux des conseils d’administration, en les orientant davantage vers les enjeux stratégiques.
Enfin, la ministre a annoncé l’élaboration d’une stratégie de gestion du portefeuille de l’État pour la période 2026-2030. Celle-ci vise à renforcer le rôle de l’État en tant qu’actionnaire actif, améliorer les performances des entreprises publiques, assurer leur alignement avec les priorités nationales et consolider les capacités de la Direction générale du Portefeuille de l’État ainsi que celles des différentes entités concernées.
Par Bernadette W. Gansonré


