Bons et obligations du Trésor : le marché se montre généreux, la Côte d’Ivoire prudente

La Côte d’Ivoire a bouclé, ce mardi 21 avril 2026, une opération de levée de fonds sur le marché des titres publics. L’adjudication portait sur un montant global mis en compétition de 60 milliards FCFA, répartis entre des Bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours et deux Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois et cinq ans.

Les soumissions reçues ont totalisé 227,9 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 379,83 %, un signal fort de l’appétit des investisseurs de la zone pour la signature souveraine ivoirienne.

Mais le Trésor a exercé un tri rigoureux, ne retenant que 66 milliards FCFA, portant le taux d’absorption global à 28,96 %. Autrement dit, plus de 161 milliards de FCFA de soumissions ont été rejetées, une décision qui traduit une volonté affirmée de maîtriser le coût de la dette plutôt que de lever des fonds à tout prix.

Dans le détail, le Trésor a mobilisé 2 milliards FCFA sur la tranche à court terme, malgré des soumissions totalisant 63,1 milliards FCFA, pour un rendement moyen pondéré de 4,22 %. La même prudence a été observée sur la tranche à 3 ans. Sur des soumissions totales de 108,1 milliards FCFA, seuls 7,23 milliards FCFA ont été retenus, avec un taux d’intérêt de 5,6 %.

À l’autre extrémité de la courbe des taux, l’obligation à cinq ans a suscité un engouement remarquable. L’intégralité des 56,77 milliards FCFA proposés sur cette souche a été retenue. Le taux d’intérêt ressort à 7,13 %, nettement supérieur aux autres maturités.

La géographie des soumissions confirme la prédominance des acteurs locaux. Les souscripteurs basés en Côte d’Ivoire ont représenté l’essentiel des montants levés, pour un total de 54,96 milliards FCFA. Ensuite viennent les Béninois, dont les contributions retenues atteignent 5,2 milliards FCFA, suivis des Nigériens avec 3,67 milliards FCFA. Les Burkinabè et les Sénégalais ferment la marche des souscripteurs, avec respectivement 1,85 milliard et 324 millions FCFA.

Par David Yaméogo

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