UEMOA : Les réserves d’or de la BCEAO estimées à 47,3 tonnes au 31 décembre 2025, pour une valorisation atteignant 3 640 milliards FCFA

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) enregistre une progression marquée de la valeur de ses réserves en or au terme de l’exercice 2025. Celles-ci s’établissent à 3 639,8 milliards de FCFA, contre 2 531,8 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 44 %.

Cette évolution s’explique principalement par l’appréciation du prix de l’or. Le cours moyen de l’once est passé de 1,665 million de FCFA au 31 décembre 2024 à 2,394 millions de FCFA au 31 décembre 2025. Le volume détenu par l’institution est resté quasiment stable, avec des avoirs physiques s’élevant à 1,52 million d’onces en 2025, soit environ 47,3 tonnes, comme en 2024.

Dans le détail, l’or en dépôt représente 2 246,7 milliards de FCFA en 2025, contre 2 131,8 milliards de FCFA en 2024, pour un volume de 938 000 onces, en baisse par rapport aux 1,280 million d’onces de l’année précédente.

Le solde du compte poids reste stable en volume à 40 000 onces, mais sa valeur progresse à 96 milliards de FCFA en 2025, contre 66,8 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 44 %.

Les opérations de placement en or enregistrent la plus forte progression. Elles atteignent 1 297 milliards de FCFA en 2025, contre 333 milliards de FCFA en 2024, soit une hausse de 289 %, pour un volume de 541 750 onces, contre 200 000 onces un an plus tôt.

La répartition géographique des actifs montre une forte concentration en Europe. Les avoirs en or sont localisés à hauteur de 3 353,2 milliards de FCFA en Europe, contre 286,6 milliards de FCFA en Afrique et au Moyen-Orient.

Les performances enregistrées en 2025 confirment ainsi la place stratégique des réserves en or dans le dispositif de la BCEAO, tout en mettant en évidence leur capacité à tirer parti des évolutions des marchés internationaux. Elles mettent également en lumière la solidité des réserves de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest et leur capacité à s’inscrire dans un environnement international en mutation.

Par Bernadette W. Gansonré

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