La tension géopolitique au Moyen-Orient propulse à nouveau les marchés pétroliers dans une zone de forte turbulence. Le baril de Brent crude oil a franchi le seuil des 126 dollars, atteignant précisément 126,31 dollars, soit une hausse de 8,28 %. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis juin 2022. Dans le même temps, le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a progressé de 3,37 % pour s’établir à 110,48 dollars le baril.
Cette flambée des cours intervient dans un contexte d’incertitudes croissantes autour d’un éventuel durcissement militaire des États-Unis face à l’Iran. Selon des informations relayées par Axios, le président Donald Trump doit recevoir un briefing stratégique du commandant du United States Central Command, l’amiral Brad Cooper. Cette réunion pourrait ouvrir la voie à une reprise des frappes militaires, dans un contexte où les négociations entre Washington et Téhéran restent dans l’impasse malgré un cessez-le-feu prolongé.
Au cœur des tensions, le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole. Le maintien du blocus de cette route maritime par les États-Unis alimente les craintes d’un choc d’offre sur les marchés. Donald Trump a clairement affiché sa position, estimant que cette stratégie de pression est plus efficace que des frappes directes pour contraindre l’Iran à renoncer à ses ambitions nucléaires.
« Le blocus est un peu plus efficace que le bombardement. Et cela va être pire pour eux. Ils ne peuvent pas avoir d’arme nucléaire », a déclaré le président américain. Il a également indiqué que l’Iran chercherait à obtenir la levée de ces restrictions, une option que Washington écarte à ce stade.
Dans ce climat d’escalade potentielle, les investisseurs anticipent des perturbations majeures de l’offre mondiale, ce qui alimente la hausse des prix. Les marchés restent suspendus aux développements diplomatiques et militaires dans la région, conscients que toute dégradation supplémentaire pourrait prolonger, voire accentuer, la pression sur les cours du pétrole à court terme.
Par Amhed Coulibaly


