Commissariat aux comptes : plus de 198 millions FCFA d’honoraires versés aux cabinets d’audit des sociétés publiques burkinabè

Les sociétés d’État du Burkina, qui ont réalisé un chiffre d’affaires global de 3 090,03 milliards FCFA et un bénéfice net consolidé de 120,4 milliards FCFA en 2024, font appel à des cabinets d’audit au titre de commissaires aux comptes, conformément à la réglementation en vigueur.

Ces cabinets d’expertise comptable, nommés commissaires aux comptes, ont avant tout pour rôle de garantir la fiabilité et la transparence des informations financières présentées par les sociétés d’État. Concrètement, leur mission principale repose sur l’audit légal des comptes. Ils examinent les états financiers (bilan, compte de résultat, annexes) afin de vérifier qu’ils sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation des sociétés auditées. Une mission essentielle pour garantir la viabilité de ces entreprises. Par extension, nous avons ajouté les établissements de prévoyance sociale (CARFO, CNSS et CNAMU).

Les sociétés d’État et établissements publics de prévoyance sociale ont mobilisé plus de 198,4 millions FCFA TTC au titre des honoraires de commissariat aux comptes sur les exercices 2024 et 2025.

Selon les données compilées par Horonya Finance, le cabinet SOGECA International apparaît comme l’un des acteurs les plus présents dans le portefeuille des sociétés publiques. À lui seul, le cabinet intervient notamment auprès de la SONABEL, de la SO.NA.GE.S.S, de la SOPAFER-B et de la CNAMU, pour un volume global d’honoraires estimé à près de 28 millions FCFA TTC.

Le plus important montant individuel revient toutefois à la SONABHY, dont les commissaires aux comptes, ACECA International et AUREC Afrique, perçoivent 20,768 millions FCFA TTC. La LONAB suit avec 13,096 millions FCFA TTC versés aux cabinets FAAC-BURKINA et FIDAF.

Dans le secteur de la protection sociale, la CNSS consacre 11,8 millions FCFA TTC à ses commissaires aux comptes, tandis que la CNAMU mobilise 9,5 millions FCFA TTC. Du côté des entreprises de services publics, l’ONEA prévoit près de 11 millions FCFA TTC d’honoraires, alors que la SONABEL dépasse les 7,7 millions FCFA TTC.

Les autres montants relevés montrent également une forte présence des cabinets d’audit dans les sociétés publiques. Ainsi, la CAMEG verse 9,046 millions FCFA TTC au cabinet SEC DIARRA, tandis que la SONATUR prévoit 7,129 millions FCFA TTC pour FIDEREC International. LA POSTE BF rémunère Fiducial Africa Consulting Burkina Faso à hauteur de 6,49 millions FCFA TTC. La SONASP attribue 5,9 millions FCFA TTC à FORVIS MAZARS, tout comme la CARFO, qui verse le même montant à FIDUCIAL EXPERTISE AK.

La SOBIMAP consacre 5,5 millions FCFA TTC à ALTHI CONSULTING SARL, alors que la SBT prévoit 5,192 millions FCFA TTC pour Mazars. La SONATER attribue 4,95 millions FCFA TTC au cabinet CICE-Burkina et la MINOFA verse 4,932 millions FCFA TTC à AUREC Afrique. La SO.NA.GE.S.S prévoit, pour sa part, 4,838 millions FCFA TTC pour SOGECA International.

Par ailleurs, l’AGETIB rémunère FORVIS MAZARS Burkina à hauteur de 4,4 millions FCFA TTC, tandis que l’ONBAH prévoit 4,13 millions FCFA TTC pour le cabinet d’expertise comptable SAWADOGO Cheik. Le CEGECI attribue 3,85 millions FCFA TTC à PANAUDIT Burkina et la SOGEMAB verse 3,5 millions FCFA TTC au cabinet SOGECA.

Les montants les plus modestes concernent notamment le BUMIGEB et le LNBTP avec chacun 3,3 millions FCFA TTC, l’ACOMOD-BURKINA et la SEPB avec 3,245 millions FCFA TTC, ainsi que la CAMVET avec 3,127 millions FCFA TTC. Enfin, la SOPAFER-B prévoit 2,36 millions FCFA TTC d’honoraires pour SOGECA International.

Au total, les honoraires recensés dans les différentes sociétés publiques et établissements publics analysés atteignent exactement 198 395 927 FCFA TTC.

Par la rédaction

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