La raffinerie Dangote Petroleum Refinery & Petrochemicals a annoncé une nouvelle baisse du prix du carburant d’aviation Jet A1, dans un contexte marqué par les difficultés financières des compagnies aériennes nigérianes. Dans un communiqué publié mardi, l’entreprise a indiqué avoir ramené le prix du litre de Jet A1 à 1 650 nairas, soit environ 677 FCFA, contre 1 750 nairas, soit près de 718 FCFA auparavant.
Cette réduction de 100 nairas par litre, équivalant à environ 41 FCFA, vise à alléger la pression sur les coûts d’exploitation des compagnies aériennes et à garantir un approvisionnement plus fluide en carburant à travers le pays. La raffinerie a également annoncé la mise en place d’une facilité de crédit sans intérêt sur 30 jours au profit des distributeurs et des opérateurs aériens, sous garantie bancaire.
Dans le même temps, le groupe a décidé d’abandonner le système de tarification libellé en dollars au profit d’un modèle basé sur le naira. Selon l’entreprise, cette mesure devrait contribuer à réduire les contraintes financières liées aux fluctuations de change et améliorer la stabilité des opérations dans le secteur aérien nigérian.
Cette décision intervient alors que les compagnies aériennes nationales multiplient les alertes sur la flambée des coûts du carburant d’aviation, qui représente une part importante des dépenses opérationnelles du secteur. Les opérateurs estiment que la hausse des prix du Jet A1 menace directement la viabilité des activités aériennes dans le pays.
Le 14 avril dernier, les opérateurs aériens du Nigeria, regroupés au sein de l’Association of Nigeria Airlines Operators (AON), avaient même menacé de suspendre leurs vols à compter du 20 avril. Ils dénonçaient une envolée spectaculaire du prix du carburant aéronautique, passé de 900 nairas par litre, soit environ 369 FCFA, fin février à un pic de 3 300 nairas, équivalant à près de 1 353 FCFA, soit une augmentation de plus de 300 %.
Face à cette situation, le gouvernement fédéral nigérian a mis en place un comité technique chargé de proposer des solutions aux problèmes d’approvisionnement et de tarification. Parmi les recommandations formulées figure l’intégration du carburant d’aviation dans le mécanisme « naira contre pétrole brut », destiné à réduire la dépendance du secteur aux devises étrangères.
Par Drissa Ouattara



