Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a présidé, le vendredi 22 mai 2026, la Revue conjointe 2026 de la performance des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso. La rencontre s’est tenue sous le thème : « Portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso : quelle contribution à l’atteinte des objectifs du plan RELANCE ? ».
Au terme des discussions, il ressort que le portefeuille est en forte expansion, avec des engagements nets passant de 2,7 milliards à plus de 4,18 milliards de dollars entre 2020 et 2026, soit une progression de 54,81 % en six ans.
Ce sont désormais 27 opérations qui composent le portefeuille de l’institution de Bretton Woods dans le pays, dont 17 projets à vocation nationale et 8 à portée régionale. Les infrastructures se hissent au premier rang, concentrant 45 % du financement total, avec une couverture des secteurs du transport, de l’eau, de l’énergie et des routes. L’agriculture suit avec 16 % des engagements.
La rencontre a également permis de poser la question de la cohérence entre l’architecture financière extérieure et les orientations stratégiques nationales. La revue conjointe constitue, à cet égard, un exercice d’évaluation croisée entre les objectifs des projets et programmes de développement (PPD) financés par l’institution de Bretton Woods et ceux du référentiel national.
Au-delà du bilan chiffré, il s’agissait, pour les participants, d’identifier les ajustements nécessaires afin d’optimiser l’impact des financements sur les conditions de vie des populations, conformément aux axes du plan national.
Le ministre Nacanabo a formulé plusieurs attentes à l’issue de cette revue. D’abord, dit-il, le gouvernement entend obtenir une évaluation objective et rigoureuse du niveau d’alignement du portefeuille avec le plan RELANCE, avant d’arrêter des mesures concrètes d’optimisation.
Ensuite, il a souligné l’accélération de l’exécution des projets comme attente du Burkina Faso à l’endroit de la Banque mondiale. Le renforcement des capacités d’absorption figure également parmi les priorités, tout comme, enfin, une appropriation nationale plus affirmée des interventions financées.
Par David Yaméogo


