Ghana : La TCDA fixe le prix minimum de la mangue fraîche à 255,41 FCFA/kg pour la grande saison 2026.

Pour la grande saison 2026, l’Autorité de développement des cultures arboricoles (TCDA) du Ghana a relevé le prix minimum à la production de la mangue fraîche de deuxième catégorie à 5,22 GH¢ par kilogramme, soit 255,41 FCFA. Lors de la petite saison 2025, ce prix était fixé à 4,18 GH¢ le kilogramme, soit 204,53 FCFA.

Cette hausse de 24,9 % intervient dans un contexte où les autorités cherchent à limiter les effets de la volatilité des prix sur les petits producteurs, régulièrement confrontés aux pertes post-récolte et aux périodes de surproduction. Le mécanisme de prix plancher sert ainsi de référence pour les transactions commerciales et vise à garantir une meilleure visibilité aux acteurs de la filière.

Dans le même temps, l’Autorité entend pousser les producteurs à améliorer la qualité des récoltes. Les détenteurs de mangues de première catégorie restent autorisés à négocier des prix supérieurs au tarif minimum fixé. Cette orientation vise à encourager les investissements dans le tri, le conditionnement et les techniques de conservation après récolte.

Au Ghana, la mangue représente l’une des cultures arboricoles les plus dynamiques. Le pays dispose d’environ 200 000 hectares de plantations et produit entre 300 000 et 400 000 tonnes par an. Les autorités estiment toutefois que le potentiel de production pourrait atteindre jusqu’à 3 millions de tonnes annuelles à plus long terme.

La filière joue un rôle important dans les exportations, l’emploi rural et le développement agro-industriel. Elle fait partie des six cultures régulées par la TCDA, aux côtés du palmier à huile, du karité, de l’anacarde, du caoutchouc et de la noix de coco.

La fixation du nouveau prix minimum résulte de consultations menées avec la Fédération des associations d’exportateurs ghanéens (FAGE) et plusieurs acteurs de la chaîne de valeur. La TCDA explique que la formule utilisée tient compte à la fois des coûts de production et des tendances du marché international.

Parallèlement, le régulateur renforce son dispositif de contrôle du secteur. Les pépiniéristes, fournisseurs d’intrants, collecteurs, transformateurs, exportateurs et prestataires de services opérant dans les cultures arboricoles devront être enregistrés et titulaires d’une licence délivrée par la TCDA.

Selon l’institution, ce dispositif d’enregistrement et de délivrance de licences doit permettre d’améliorer la traçabilité des produits, de renforcer les standards de qualité et d’assurer une meilleure régulation du secteur, dans un contexte où le Ghana cherche à accroître la compétitivité de ses cultures arboricoles sur les marchés internationaux.

Par Bernadette W. Gansonré

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