Niger : la BAD mobilise 172 millions USD pour soutenir l’agri-entrepreneuriat et l’emploi des jeunes

En marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement, l’institution et le Niger ont conclu un nouveau programme d’envergure visant à structurer l’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture. L’accord a été signé à Brazzaville entre le président du Groupe, Sidi Ould Tah, et le ministre nigérien de l’Économie et des Finances, également gouverneur de la Banque pour le Niger, Maman Laouali Abdou Rafa.

D’un montant de 172 millions de dollars, soit 103,2 milliards de FCFA, ce financement se distingue par son poids dans l’architecture récente des programmes dédiés à l’agriculture et à l’emploi des jeunes. Il place l’opération parmi les initiatives les plus structurantes engagées dans la région sahélienne, où les besoins en financement productif restent particulièrement élevés.

Derrière cette enveloppe se trouve le « Programme intégré de développement de l’agri-entrepreneuriat des jeunes et d’innovation technologique et financière ». Celui-ci ambitionne de structurer l’écosystème agricole nigérien, en faisant évoluer le rôle des jeunes.

D’ailleurs, la Banque africaine de développement s’impose comme un partenaire majeur du Niger. L’institution indique intervenir à travers 21 projets et programmes en cours dans le pays, pour un volume global de financements supérieur à un milliard de dollars, soit 600 milliards de FCFA. Cette présence confirme le rôle structurant de la BAD dans le financement des priorités économiques nationales.

Dans un contexte où la question du financement du développement reste majeure, ce programme de 172 millions de dollars contribuera à transformer progressivement le tissu économique, avec une attention particulière portée à la jeunesse et à l’innovation. En misant sur l’agri-entrepreneuriat des jeunes, les autorités nigériennes et la Banque africaine de développement cherchent à répondre simultanément à plusieurs défis, à savoir la création d’emplois, la modernisation du secteur agricole et la réduction de la dépendance à des modèles de production peu capitalisés.

Par Bernadette W. Gansonré

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