Ghana : la Banque mondiale accorde 291 milliards FCFA pour désenclaver les zones rurales et soutenir l’agriculture

La Banque mondiale a approuvé un financement de 500 millions de dollars, soit environ 291 milliards de FCFA, en faveur du Ghana pour la mise en œuvre du Ghana Market Access and Connectivity Project (GMACP). Cette initiative vise à améliorer les infrastructures routières rurales, renforcer les chaînes de valeur agricoles et stimuler l’emploi dans plusieurs régions du pays.

Le projet intervient dans un contexte où le mauvais état des routes rurales continue de freiner l’accès des producteurs aux marchés, d’augmenter les coûts de transport et d’entraîner d’importantes pertes post-récolte. En améliorant les liaisons entre les bassins de production et les centres de commercialisation, les autorités ghanéennes espèrent accroître les revenus des agriculteurs tout en renforçant la sécurité alimentaire.

Selon la Banque mondiale, le programme permettra la réhabilitation et l’entretien de plus de 1 000 kilomètres de routes rurales réparties dans plusieurs régions du pays, notamment le Haut-Ouest, le Nord, Savannah, Oti, Volta, l’Est, Ashanti, Bono et l’Ouest. Ces zones concentrent une part importante de la production nationale de maïs, de riz, d’igname et de manioc.

L’institution estime que plus de 550 000 personnes bénéficieront directement du projet, dont environ 350 000 agriculteurs. Parmi les bénéficiaires figurent également près de 250 000 femmes et 310 000 jeunes. Les travaux devraient générer plus de 5 000 emplois directs ainsi que plus de 25 000 emplois indirects à travers les activités de construction et d’entretien des infrastructures routières.

Pour Robert Taliercio, directeur de la Banque mondiale pour le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone, ce projet doit permettre de renforcer la compétitivité du secteur agricole tout en créant davantage d’opportunités économiques dans les zones rurales. L’amélioration des routes devrait notamment réduire les délais de transport, faciliter l’écoulement des récoltes et diminuer les pertes enregistrées après les récoltes.

Le projet intègre également une dimension climatique. Les infrastructures prévues seront conçues pour résister aux aléas météorologiques et aux effets du changement climatique. La Banque mondiale prévoit par ailleurs un appui technique destiné à renforcer les capacités institutionnelles du secteur routier et à améliorer la durabilité des investissements grâce à la mise en place de mécanismes de maintenance fondés sur la performance.

Par Amhed Coulibaly

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Inscription à notre Newsletter

Sur le même sujet