Le Ghana renforce son attractivité auprès des investisseurs asiatiques. Réuni à Séoul dans le cadre de la Conférence des ministres des Affaires étrangères Corée-Afrique 2026, le Ghana a obtenu une série d’engagements de la part de la Corée du Sud, dont l’implantation d’une usine d’assemblage Hyundai destinée à desservir le marché ouest-africain. L’annonce a été faite par le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.
Conçue pour répondre à la demande croissante en véhicules dans la sous-région, la future usine Hyundai devrait permettre au Ghana de renforcer son positionnement en tant que plateforme manufacturière en Afrique de l’Ouest. Même si les contours du projet n’ont pas encore été dévoilés, le gouvernement ghanéen voit dans cette implantation une opportunité de développer un écosystème industriel autour de l’automobile, avec des retombées attendues en matière d’emplois, de sous-traitance et de transfert de compétences.
Les deux pays ont également annoncé la création d’une nouvelle université sud-coréenne au Ghana ainsi que le déploiement de systèmes d’irrigation alimentés à l’énergie solaire. Ces initiatives visent à renforcer la formation professionnelle et à améliorer la productivité agricole, deux secteurs considérés comme essentiels à la transformation économique du pays.
Longtemps dépendant des exportations de cacao, d’or et d’hydrocarbures, le Ghana multiplie les partenariats orientés vers l’industrie, les technologies et la création de valeur locale. Le ministre Samuel Okudzeto Ablakwa a d’ailleurs souligné que les pays africains accordent désormais une importance croissante aux projets favorisant l’industrialisation, la transformation locale et la création d’emplois plutôt qu’aux simples échanges commerciaux.
Les deux partenaires ont également convenu d’élargir leur coopération à de nouveaux domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la transition énergétique et les minerais critiques. Pour la Corée du Sud, cette collaboration s’inscrit dans une volonté de renforcer sa présence économique sur le continent africain tout en sécurisant certains approvisionnements indispensables à ses industries.
Par Bernadette W. Gansonré


