Le Niger enregistre plus de 453 milliards FCFA de recettes pétrolières en 2025, soit plus du double par rapport à 2024

Le Niger poursuit sa montée en puissance dans l’industrie pétrolière. En 2025, les revenus directement tirés de l’exploitation des hydrocarbures ont atteint 453,8 milliards FCFA, contre 224 milliards FCFA un an plus tôt. Cette progression spectaculaire intervient dans le sillage de la mise en service du pipeline reliant les champs pétrolifères nigériens aux marchés internationaux, ouvrant une nouvelle phase pour l’économie du pays.

Les autorités nigériennes mettent en avant une dynamique soutenue par des investissements de grande ampleur réalisés au cours des dernières années. Depuis le lancement des principaux projets pétroliers, plusieurs milliards de dollars ont été injectés dans le développement des infrastructures de production, de transport et de transformation du brut. Cette stratégie a permis au pays d’accroître rapidement ses capacités et de renforcer sa présence sur le marché régional et international des hydrocarbures.

L’industrie pétrolière nigérienne s’appuie également sur un tissu d’opérateurs nationaux et étrangers qui continuent de financer les activités d’exploration et de développement. Ces engagements témoignent de l’attractivité croissante du secteur et de la confiance accordée au potentiel énergétique du pays.

Au cœur du dispositif industriel figure la raffinerie de Zinder, considérée comme l’un des principaux outils de valorisation locale du pétrole. Depuis son entrée en activité, cette infrastructure a généré plusieurs centaines de milliards de FCFA de revenus et apporté une contribution significative aux finances publiques à travers les impôts, taxes et autres prélèvements versés à l’État. L’amélioration de sa situation financière, marquée par une réduction importante de son endettement, constitue un signal positif pour la pérennité de l’investissement.

Sur le volet commercial, les exportations de brut enregistrent également une forte progression. À la fin du mois de mai 2026, plus de cinquante cargaisons avaient déjà quitté le pays, représentant plus de 50 millions de barils expédiés vers les marchés extérieurs. La quote-part revenant à l’État a permis de générer près de 950 millions de dollars de recettes, soit environ 522,5 milliards FCFA.

Par Drissa Ouattara

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