Le ministre des Postes, Télécommunications et Infrastructures numériques de la RDC, José Mpanda Kabangu, et le président-directeur général de l’entreprise chinoise Genew Technologies, Wu Minhua, ont signé, jeudi à Kinshasa, un mémorandum d’entente (MoU) portant sur le déploiement d’une infrastructure de plus de 1 700 kilomètres de fibre optique le long du fleuve Congo.
Évalué à 1,5 milliard de dollars américains, soit 870 milliards de FCFA, le projet prévoit la pose d’une dorsale de fibre optique entre Muanda et Kisangani, sur le lit du fleuve Congo, ainsi que près de 400 kilomètres de jonctions terrestres destinées à raccorder les principales infrastructures nationales de télécommunications.
Selon Genew Technologies, la première phase nécessitera un investissement de plus de 400 millions de dollars américains (232 milliards de FCFA), avant un déploiement progressif portant le coût total à 1,5 milliard de dollars.
L’entreprise chinoise fournira les équipements de télécommunications, intégrera les systèmes d’accès fixes et mobiles, construira des stations satellitaires Gateway et assurera la maintenance ainsi que les évolutions technologiques du réseau. Le partenariat prévoit également un important volet de transfert de compétences, avec la formation d’ingénieurs et de techniciens congolais appelés à exploiter et à assurer la gestion durable des infrastructures.
Cette approche intégrée vise à garantir la pérennité du réseau tout en renforçant les capacités nationales dans un secteur devenu stratégique pour la compétitivité économique.
Pour le gouvernement congolais, le choix du fleuve Congo répond à une logique à la fois économique et technique. Ce corridor naturel devrait permettre de réduire les coûts de déploiement, d’accélérer l’extension du réseau national et de renforcer la résilience des infrastructures dans un pays aux dimensions continentales.
Cet investissement intervient alors que la RDC fait encore face à un important déficit de connectivité. Selon les statistiques du premier trimestre 2026 de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), le taux de pénétration d’Internet s’établit à 43 %, contre seulement 0,7 % pour la téléphonie fixe. La téléphonie mobile affiche un taux de pénétration de 66 %, tandis que le mobile money atteint 30,4 %.
Par Bernadette W. Gansonré


