Le secteur minier demeure l’un des principaux piliers de l’économie burkinabè et un levier stratégique de la mobilisation des ressources internes. Après une production record de 94 tonnes d’or en 2025, ayant généré près de 900 milliards de FCFA de recettes, le gouvernement entend poursuivre cette dynamique en augmentant progressivement les volumes de production au cours des prochaines années.
Cette ambition s’appuie sur les performances déjà enregistrées en 2026. Au premier trimestre, le secteur minier, porté essentiellement par l’or, a représenté 92,7 % des recettes d’exportation, soit près de 2 150 milliards de FCFA, confirmant son rôle central dans la stabilité macroéconomique et le financement des politiques publiques.
Selon le cadrage macroéconomique 2025-2029 (scénario de base, hypothèses de mars 2026), le gouvernement projette une production nationale de 93,4 tonnes d’or en 2026, 97,19 tonnes en 2027, 99,22 tonnes en 2028 et 101,28 tonnes en 2029. Cette trajectoire montre la volonté des autorités de franchir le seuil symbolique des 100 tonnes de production annuelle afin de consolider les recettes budgétaires et les performances du commerce extérieur.
Les perspectives reposent également sur une conjoncture internationale favorable. Le cadrage macroéconomique retient un cours moyen de l’or de 5 240,1 dollars américains l’once, un niveau susceptible de soutenir les revenus tirés des exportations et les recettes fiscales du secteur.
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement mise sur deux principaux leviers. Le premier concerne la production industrielle, assurée par les grandes sociétés minières opérant dans le pays. Le second repose sur la production artisanale et semi-mécanisée, dont la Société nationale des substances précieuses (SONASP) constitue le principal instrument de collecte et de mobilisation de l’or produit.
Sur l’ensemble de la période de programmation, la production industrielle devrait atteindre une moyenne de 55,58 tonnes d’or par an, tandis que la production artisanale et semi-mécanisée est attendue à 41,87 tonnes en moyenne. Cette complémentarité entre les deux segments du secteur minier devrait permettre au Burkina Faso de renforcer durablement sa capacité de production et de consolider la contribution de l’or au financement du développement économique national.
Par Drissa Ouattara


