Présentant la revue budgétaire de mi-année 2026 devant le Parlement, le ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson, a indiqué que la stratégie du Ghana visant à privilégier le gaz naturel dans la production d’électricité avait permis de générer 3,08 milliards de GH¢ d’économies, soit environ 268,5 millions de dollars (161,1 milliards de FCFA), sur les coûts de carburant au premier semestre 2026.
Cette performance s’explique par le remplacement progressif du pétrole brut léger par du gaz naturel, une source d’énergie moins coûteuse et plus propre pour alimenter les centrales électriques.
Selon le ministre, cette transition devrait permettre de réduire d’au moins 75 % les coûts de production de l’électricité. Elle s’inscrit dans la volonté du gouvernement de garantir une énergie plus abordable et plus stable pour les ménages et les entreprises.
Pour soutenir cette orientation, l’exécutif a renforcé l’approvisionnement en gaz destiné au secteur électrique. À fin juin 2026, les volumes disponibles ont augmenté de 35 millions de pieds cubes standard par jour, portant l’offre totale à environ 490 millions de pieds cubes standard par jour.
Cette hausse provient notamment d’une augmentation de 10 millions de pieds cubes standard par jour en provenance du projet Offshore Cape Three Points (OCTP) et de 25 millions de pieds cubes standard par jour issus du champ gazier Jubilee.
Le ministre des Finances a indiqué que l’amélioration de l’approvisionnement en gaz avait permis à la fois de soutenir la production d’électricité et de réduire la dépendance aux combustibles plus coûteux. Cette stratégie constitue désormais un axe majeur de la politique énergétique du Ghana, qui cherche à renforcer la fiabilité de son système électrique tout en maîtrisant les coûts de production.
Par Bernadette W. Gansonré


