La Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) du Burkina a émis avec succès des bons et obligations assimilables du Trésor pour un montant mis en adjudication de 45 milliards FCFA. L’opération, bouclée ce mercredi 12 août 2026, a suscité un vif intérêt des investisseurs de la sous-région, qui ont soumis au total 107,04 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 237,86 %.
Face à cet engouement, le Trésor burkinabè a fait preuve de sélectivité, ne retenant que 46,25 % des soumissions reçues. Il a néanmoins mobilisé 49,5 milliards FCFA, dépassant de 4,5 milliards FCFA son objectif initial de 45 milliards FCFA.
L’opération a été structurée en quatre catégories, dont un compartiment de bons assimilables du Trésor (BAT) à 364 jours et trois obligations assimilables du Trésor (OAT) de trois, cinq et sept ans. Au titre des bons à 364 jours, le Trésor a retenu 8 milliards FCFA sur un total de 31,51 milliards FCFA, assortis d’un rendement moyen pondéré de 4,13 %.
Concernant les obligations à trois ans, les soumissions ont totalisé 38,3 milliards FCFA, sur lesquels 15 milliards FCFA ont été retenus. Le taux d’intérêt ressort à 6,13 %. Quant aux OAT à cinq ans, elles ont rapporté 14,37 milliards FCFA sur 25 milliards FCFA soumis, avec un taux d’intérêt de 7,30 %.
S’agissant des obligations à sept ans, le montant mobilisé atteint 12,13 milliards FCFA sur 12,25 milliards FCFA soumis, pour un rendement de 7,41 %. Cette catégorie affiche un taux d’absorption de 99,03 %, confirmant la stratégie de gestion à long terme de la dette publique.
L’analyse de la répartition géographique des soumissions montre une participation d’investisseurs de plusieurs pays de la sous-région. Sur les bons à 364 jours et les OAT à trois ans, seules les soumissions burkinabè ont été retenues, à hauteur de 8 milliards et 15 milliards FCFA respectivement.
Sur la catégorie à cinq ans, 14,37 milliards FCFA ont été mobilisés, dont 12,37 milliards FCFA provenant des investisseurs nationaux et 2 milliards FCFA des Maliens. Enfin, au titre des obligations à sept ans, les investisseurs burkinabè restent en tête des contributeurs avec 10,33 milliards FCFA de soumissions retenues, suivis des Sénégalais (1,3 milliard FCFA) et des Ivoiriens (500 millions FCFA).
Par Léon Yougbaré


