Standard Bank Group, première banque africaine en termes d’actifs, a enregistré une solide progression de ses bénéfices au premier semestre 2026. Le groupe bancaire sud-africain a annoncé une hausse de 10 % de ses bénéfices généraux sur les six mois clos le 30 juin, à 26,1 milliards de rands, soit environ 1,62 milliard de dollars.
Cette performance a été portée notamment par la progression des revenus de commissions et des activités de trading, ainsi que par une baisse des charges liées aux dépréciations de crédit. Ces facteurs ont permis de compenser le ralentissement de la croissance des revenus d’intérêts dans un contexte marqué par la baisse des taux et une pression accrue sur les prix dans certains segments de crédit.
Le revenu net d’intérêts des activités bancaires a progressé de 4 % pour atteindre 53,6 milliards de rands. Cette évolution a été soutenue par la bonne dynamique des activités transactionnelles au sein de la division Corporate and Investment Banking, ainsi que par une croissance modérée des prêts dans les activités commerciales et de banque personnelle.
La progression du revenu net d’intérêts n’a toutefois pas empêché la marge nette d’intérêt de se contracter. Celle-ci s’est établie à 472 points de base, contre 489 points de base précédemment. Standard Bank explique cette baisse par l’environnement de taux d’intérêt plus bas et par les pressions concurrentielles sur les prix dans certains portefeuilles de distribution et d’entreprises.
Face à cette pression sur les marges, les revenus hors intérêts ont joué un rôle déterminant dans la progression des résultats. Les revenus nets de commissions ont augmenté de 7 %, à 18,4 milliards de rands. Cette performance s’explique notamment par le renforcement des activités de financement de la dette des entreprises, l’augmentation du volume des transactions des clients professionnels et privés ainsi que par une activité clientèle plus soutenue.
Les revenus de trading ont également progressé de 8 % au cours de la période, contribuant davantage à la diversification des sources de revenus du groupe.
Autre élément favorable, les charges de dépréciation de crédit ont diminué de 12 %, à 7,1 milliards de rands. Cette baisse traduit une amélioration de la performance du portefeuille de prêts de la banque. Le ratio de pertes de crédit du groupe s’est ainsi établi à 73 points de base, contre 93 points de base en 2025.
L’amélioration de la qualité des actifs a donc apporté un soutien supplémentaire à la rentabilité de Standard Bank, dans un environnement où la baisse des taux d’intérêt et les pressions concurrentielles continuent de peser sur certaines activités de crédit.
Le groupe a également annoncé un dividende intérimaire de 9,02 rands, soit 902 cents par action, en hausse de 10 % sur un an. Il s’agit du niveau de dividende intérimaire le plus élevé jamais enregistré par la banque.
Les résultats du premier semestre mettent ainsi en évidence une évolution de la structure des bénéfices de Standard Bank. Alors que les marges d’intérêt subissent les effets de la baisse des taux et de la concurrence, les activités génératrices de commissions, le financement des entreprises et le trading prennent une place croissante dans la performance du groupe.
Par Drissa Ouattara


