Le gouvernement ghanéen a déboursé 10,82 milliards de cédis ghanéens, soit 554,7 milliards de FCFA, au titre du dernier coupon du Programme d’échange de la dette intérieure, ou Domestic Debt Exchange Programme (DDEP). Ce versement constitue un nouvel indicateur de la capacité d’Accra à respecter les échéances fixées dans le cadre de la restructuration de sa dette.
Avec ce nouveau décaissement, les paiements effectués dans le cadre du DDEP depuis 2025 atteignent 41,36 milliards de cédis, soit 2 121,5 milliards de FCFA.
Le règlement intervient dans le cadre du calendrier établi après l’échange des titres de dette domestique. Le programme avait conduit à la restructuration d’une partie importante des obligations émises par l’État ghanéen et détenues notamment par les établissements financiers, les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les investisseurs individuels.
Le dernier décaissement porte à trois le nombre de coupons du DDEP réglés entièrement en espèces, selon le ministère des Finances. En février 2026, l’État avait déjà effectué un paiement de 10,1 milliards de cédis, soit 517,9 milliards de FCFA.
Ces deux opérations représentent, à elles seules, près de 20,92 milliards de cédis, soit plus de 1 072,6 milliards de FCFA, versés aux détenteurs d’obligations restructurées depuis le début de l’année.
Le DDEP constitue l’un des principaux volets du processus engagé par le Ghana pour réorganiser sa dette publique. L’opération avait modifié les conditions de plusieurs titres domestiques afin de réduire la pression exercée par leur remboursement sur les finances de l’État.
À côté de la dette intérieure, le Ghana poursuit également le règlement de ses engagements envers les investisseurs internationaux. Depuis janvier 2025, le pays a consacré 2,1 milliards de dollars, soit environ 1 260 milliards de FCFA, au paiement du principal et des intérêts dus aux détenteurs d’euro-obligations, selon les données communiquées par le ministère des Finances.
Le cumul des différents paiements donne ainsi une indication de l’ampleur des ressources mobilisées par Accra depuis le début de la phase de restructuration.
Par Bernadette W. Gansonré
Cédi : 51,28 FCFA


