Burkina Faso : l’excédent commercial atteint un record de 2 320,4 milliards de FCFA à fin juin 2026

La balance commerciale du Burkina Faso affiche une performance historique au premier semestre 2026. À fin juin, le pays enregistre un excédent de 2 320,4 milliards de FCFA, porté par une forte progression des exportations, largement dominées par l’or, tandis que les importations augmentent à un rythme beaucoup plus modéré.

Le commerce extérieur burkinabè affiche une nette amélioration au premier semestre 2026. Selon les données officielles, les exportations totales de biens ont atteint 4 643,7 milliards de FCFA à fin juin 2026, contre un niveau sensiblement inférieur un an plus tôt. Elles progressent ainsi de 60,4% sur un an.

Dans le même temps, les importations se sont établies à 2 323,3 milliards de FCFA, en hausse de seulement 10,6% par rapport à fin juin 2025. Cette différence de rythme entre les ventes à l’étranger et les achats extérieurs explique le niveau exceptionnel de l’excédent commercial.

Un excédent commercial de 2 320,4 milliards de FCFA

Avec 4 643,7 milliards de FCFA d’exportations pour 2 323,3 milliards de FCFA d’importations, le Burkina Faso dégage un excédent commercial record de 2 320,4 milliards de FCFA à fin juin 2026.

Le pays exporte ainsi près de deux fois plus de biens qu’il n’en importe. Le taux de couverture des importations par les exportations atteint 199,9%, contre un niveau inférieur à 138% un an auparavant, soit un gain de 62 points de pourcentage en douze mois.

L’or, moteur de l’excédent commercial

La progression des exportations repose avant tout sur les ventes d’or brut. Celles-ci ont augmenté de 1 790,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 70,6% sur un an. Cette progression s’explique notamment par l’augmentation des volumes exportés ainsi que par la hausse du cours de l’once d’or sur les marchés internationaux.

La domination de l’or dans les exportations burkinabè s’est d’ailleurs encore renforcée. À fin juin 2026, les produits miniers représentent 93,3% de la valeur totale des exportations, contre une proportion inférieure un an auparavant. Leur part gagne ainsi 5,6 points de pourcentage.

Les exportations de coton contribuent également à cette dynamique. Elles progressent de 47 milliards de FCFA, soit 57,5% sur un an.

En revanche, plusieurs produits agricoles enregistrent des performances moins favorables. Les exportations de noix de cajou reculent de 55 milliards de FCFA, soit 45,1%, tandis que celles de graines de sésame diminuent de 25,2 milliards de FCFA, en baisse de 48,8%.

Des importations en hausse, mais contenues

Du côté des importations, la facture atteint 2 323,3 milliards de FCFA à fin juin 2026, soit une progression de 10,6% en glissement annuel. La hausse est notamment tirée par les achats de produits pétroliers autres que le pétrole brut, qui augmentent de 115,8 milliards de FCFA, soit 15,4%.

Les importations de fer, fonte, acier et ouvrages en ces métaux progressent également de 27,6 milliards de FCFA, soit 26,4%. Les achats de machines électriques et mécaniques enregistrent, pour leur part, une hausse plus modérée de 2 milliards de FCFA, soit 0,8%.

La structure des importations reste dominée par les biens de consommation, qui représentent 67,5% du total, en hausse de 3,3 points sur un an.

Les biens d’équipement arrivent en deuxième position avec une part de 16,3%, en baisse de 0,9 point, tandis que les biens intermédiaires représentent 16,2%, soit un recul de 2,4 points.

Cette dernière évolution reflète notamment la baisse des importations de clinker, de pétrole brut et d’engrais, partiellement compensée par la progression des achats de produits métalliques ainsi que de céramique, verre et pierre.

Un commerce extérieur largement excédentaire

À fin juin 2026, le Burkina Faso présente donc une configuration particulièrement favorable de ses échanges de biens : les exportations progressent six fois plus rapidement que les importations en valeur relative.

Cette dynamique permet au pays de dégager un excédent commercial de 2 320,4 milliards de FCFA, un niveau qui constitue un indicateur majeur de la performance extérieure enregistrée au premier semestre.

Par Drissa Ouattara

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