Le gouvernement ghanéen a décliné une contribution de 1,8 million de dollars environ 1,08 milliard FCFA, proposée par MTN Ghana pour soutenir les ressortissants ghanéens affectés par les récentes violences xénophobes en Afrique du Sud. Accra affirme disposer déjà des ressources nécessaires pour financer leur évacuation et leur réintégration.
Le gouvernement du Ghana a décidé de ne pas accepter le don de de 1,8 million de dollars proposé par MTN Ghana dans le cadre de la réponse aux violences visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a annoncé cette décision mercredi 26 août, expliquant que des dispositions financières avaient déjà été prises pour assurer l’évacuation et la réintégration des Ghanéens concernés.
Selon le ministère, l’administration du président John Mahama, en collaboration avec des partenaires locaux, dispose de ressources suffisantes pour prendre en charge les opérations engagées en faveur des ressortissants ghanéens affectés par les violences.
« Le gouvernement du Ghana félicite MTN pour cette offre, cependant, nous déclinons respectueusement », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Une telle contribution aurait constitué une intervention financière majeure du secteur privé dans le cadre de la réponse aux violences visant les ressortissants africains en Afrique du Sud.
Toutefois, le gouvernement ghanéen estime ne pas avoir besoin de cette enveloppe, les ressources nécessaires à l’évacuation et à la réintégration des ressortissants concernés ayant déjà été mobilisées.
Le gouvernement ghanéen assure que le refus de cette contribution ne constitue pas un rejet du soutien apporté par MTN Ghana à ses citoyens. Il s’agit plutôt, selon les autorités, de s’appuyer sur les mécanismes de financement déjà mis en place pour répondre à la situation humanitaire.
Le ministère des Affaires étrangères précise que cette position avait déjà été communiquée directement au président du conseil d’administration de MTN Ghana, Dr Ishmael Yamson, ainsi qu’au directeur général de l’opérateur, lors de leur rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le 14 août.
Le Ghana a engagé des opérations d’évacuation de ses ressortissants pris dans les violences en Afrique du Sud et prévoit également un accompagnement financier pour leur réintégration une fois de retour dans le pays.
Les autorités ont par ailleurs annoncé qu’un bilan complet du coût de l’opération d’évacuation serait publié à son terme. Cette communication doit notamment permettre de détailler les dépenses engagées par l’État et ses partenaires, dans une logique de transparence et de responsabilité publique.
Par Amhed Coulibaly


