Le champ pétrolier de Sangomar a maintenu une solide dynamique au premier semestre 2026, avec une production en hausse. Opéré par Woodside, le projet offshore situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises poursuit également l’évaluation d’une éventuelle deuxième phase de développement.
La production revenant à Woodside a atteint 15 millions de barils équivalent pétrole au premier semestre 2026, en hausse de 4 % sur un an. Cette progression s’explique par les bonnes performances du réservoir, la fiabilité élevée des installations ainsi que l’optimisation des puits, des conduites d’écoulement et du système hydraulique.
Sur une base de 100 %, Sangomar a produit en moyenne 99 000 barils par jour au cours des six premiers mois de l’année. La part revenant à Woodside correspondait à 83 000 barils par jour. Le projet a affiché un taux de fiabilité de production de 99,5 % sur la période.
Les performances du réservoir continuent par ailleurs de dépasser les prévisions, notamment au niveau des réservoirs S500. La pression de soutien de l’aquifère s’est révélée supérieure aux anticipations. Combinée à l’optimisation des puits et du réseau, cette situation a permis de prolonger le plateau initial de production et de limiter l’impact du déclin naturel du réservoir.
Cette dynamique ne devrait toutefois pas se maintenir indéfiniment. Les opérations d’optimisation permettent actuellement de ralentir le rythme de déclin, mais la production devrait progressivement refléter davantage le profil naturel du réservoir.
Sur le plan commercial, le brut produit à Sangomar au premier semestre a notamment été vendu en Europe et en Asie du Sud, dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient. Ces cargaisons ont bénéficié de primes importantes, soutenant les conditions de commercialisation du pétrole sénégalais.
Le projet pourrait par ailleurs connaître une nouvelle phase d’expansion. Woodside évalue actuellement plusieurs options de développement, dont une éventuelle phase 2 qui utiliserait les capacités déjà installées. Cette extension pourrait notamment inclure de nouveaux puits ciblant les réservoirs supérieurs S400.
Des discussions sont en cours avec Petrosen, qui détient une participation de 18 %, ainsi qu’avec le gouvernement sénégalais sur les modalités de cette éventuelle deuxième phase.
Rappelons que Woodside demeure l’opérateur de Sangomar avec une participation de 82 %, tandis que Petrosen détient les 18 % restants.
Par Bernadette W. Gansonré


