L’économie nigériane a poursuivi son expansion au deuxième trimestre 2026, avec une croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) de 4,43 % en glissement annuel, contre 4,23 % au deuxième trimestre 2025, selon les données du National Bureau of Statistics (NBS). Cette progression de 0,20 point de pourcentage montre une amélioration modeste, mais confirme le maintien d’une dynamique de croissance du pays.
La performance du deuxième trimestre a notamment été soutenue par le regain d’activité dans l’agriculture et les services, alors que le secteur industriel a enregistré un net ralentissement par rapport à la même période de l’année précédente.
L’agriculture a affiché une croissance réelle de 4,39 % sur un an, contre 2,82 % au deuxième trimestre 2025 et 3,15 % au premier trimestre 2026. Sur une base trimestrielle, le secteur a progressé de 17,80 %. Il représentait ainsi 26,15 % du PIB réel au deuxième trimestre, contre 26,17 % un an auparavant et 23,16 % au premier trimestre 2026.
Les services demeurent toutefois le moteur le plus dynamique des trois grands secteurs de l’économie. Leur croissance réelle a atteint 4,60 % en glissement annuel, contre 3,94 % au deuxième trimestre 2025. Cette progression a notamment été portée par plusieurs activités liées aux services, dont l’information et la communication, l’immobilier, le commerce ainsi que les services financiers et d’assurance.
À l’inverse, l’industrie a connu une évolution moins favorable. Le secteur a enregistré une croissance réelle de 3,96 %, contre 7,46 % au deuxième trimestre 2025, soit une baisse de 3,50 points de pourcentage. La fabrication et la construction figurent néanmoins parmi les activités ayant contribué à la croissance globale de l’économie.
En valeur nominale, le PIB nigérian s’est établi à 119,29 billions de nairas au deuxième trimestre 2026, contre 100,73 billions de nairas sur la même période en 2025. Il ressort ainsi en hausse de 18,43 % sur un an, une progression qui reflète à la fois l’expansion de l’activité économique et l’évolution du niveau général des prix.
Le secteur pétrolier a également contribué à l’amélioration de la croissance, avec une hausse de la production moyenne quotidienne de pétrole brut. Celle-ci est passée de 1,68 million de barils par jour (mb/j) au deuxième trimestre 2025 à 1,72 million de barils par jour au deuxième trimestre 2026. Elle était de 1,55 million de barils par jour au premier trimestre 2026.
En termes réels, le secteur pétrolier a enregistré une croissance de 7,31 % en glissement annuel, contre une progression particulièrement élevée de 20,46 % un an plus tôt. La performance du deuxième trimestre reste toutefois supérieure aux 2,57 % enregistrés au premier trimestre 2026.
Sur une base trimestrielle, l’activité pétrolière a progressé de 10,91 %. La contribution du pétrole au PIB réel s’est établie à 4,16 %, contre 4,05 % au deuxième trimestre 2025 et 3,92 % au premier trimestre 2026.
Malgré cette amélioration de la production, l’économie non pétrolière reste largement dominante. Ce secteur a enregistré une croissance réelle de 4,31 % en glissement annuel, contre 3,64 % au deuxième trimestre 2025 et 3,94 % au premier trimestre 2026.
La progression du PIB au deuxième trimestre repose ainsi sur une base relativement diversifiée, avec des contributions importantes de l’agriculture, de l’information et de la communication, de l’immobilier, du commerce, des services financiers et d’assurance, de la fabrication et de la construction.
Par Drissa Ouattara


