Burkina Faso : Nationalisée, la SN-CITEC réalise un chiffre d’affaires de 14,2 milliards de FCFA au premier semestre 2026, en hausse de 130%.

Quelques mois après sa reprise par l’État, la SN-CITEC affiche une amélioration de son activité. L’huilerie a porté sa production à plus de 8 millions de litres d’huile raffinée au premier semestre 2026. Ces chiffres ont été communiqués par le directeur général de la société, Nomandé Prosper KOLA.

Au premier semestre 2026, l’huilerie a réalisé un chiffre d’affaires de 14,229 milliards de FCFA, en hausse de 130 % sur un an. Ce niveau dépasse déjà les quelque 11 milliards de FCFA enregistrés avant la nationalisation décidée en novembre 2025.

Cette progression s’explique d’abord par une activité industrielle nettement plus soutenue. L’entreprise a fonctionné pendant 156 jours au cours des six premiers mois de 2026, contre seulement 53 jours sur la même période un an plus tôt. Elle a ainsi trituré 48 000 tonnes de graines et produit près de 8 000 tonnes d’huile raffinée, soit environ 8,4 millions de litres.

La reprise de l’activité s’est également accompagnée d’un effort sur les coûts. Les mesures techniques et de gestion mises en place ont permis à l’entreprise de réaliser près de 300 millions de FCFA d’économies.

La nationalisation s’est aussi traduite par un renforcement des effectifs et de la gouvernance. Plus de 200 emplois permanents et plus de 400 emplois occasionnels ont été préservés ou mobilisés. En parallèle, l’entreprise travaille à renforcer son contrôle interne et à sécuriser son approvisionnement en graines.

25 milliards de FCFA d’investissements

Pour maintenir cette dynamique, quatre projets structurants, représentant près de 25 milliards de FCFA, sont en cours. Ils portent sur la modernisation de la savonnerie, la production de beurre de karité et d’huile d’arachide, l’augmentation des capacités de conditionnement des huiles et la relance de la pâte d’arachide.

L’État accompagne notamment la modernisation de la savonnerie à travers un financement de 14 milliards de FCFA du ministère de l’Économie et des Finances.

La direction commerciale entend notamment renforcer le réseau de distribution, conquérir de nouveaux marchés et fidéliser davantage les clients.

Cette relance intervient après une période difficile pour la SN-CITEC. Avant son retour dans les mains de l’État, l’entreprise faisait face à une sous-utilisation de ses capacités, à la vétusté de certains équipements, à des tensions de trésorerie et à des insuffisances en matière de gouvernance. Le gouvernement avait alors justifié la nationalisation par la nécessité de préserver cet outil industriel et les emplois qui y sont liés.

Par Bernadette W. Gansonré

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