Ecobank Côte d’Ivoire poursuit sa dynamique de croissance au premier semestre 2026, avec une activité portée par la progression des dépôts et des revenus d’intérêts. Toutefois, la banque évolue dans un contexte marqué par une vigilance accrue face au risque de crédit.
Au premier semestre 2026, le produit net bancaire s’est établi à 64,1 milliards de FCFA, contre 62,8 milliards de FCFA un an auparavant, soit une hausse de 2 %. Cette évolution repose notamment sur la progression de 14,5 % de la marge nette d’intérêts, qui a permis de compenser la baisse des revenus hors intérêts.
Le bilan de la banque s’est également renforcé. Son total bilan s’établit à 2 078 milliards de FCFA à fin juin 2026, contre 1 901,1 milliards de FCFA à la même période en 2025, soit une augmentation de 9,3 %.
Sur le volet commercial, les dépôts ont atteint 1 755 milliards de FCFA, en hausse de 15,1 % sur un an. Les crédits nets ont, pour leur part, progressé de 2,4 %, s’établissant ainsi à 947 milliards de FCFA. Cette évolution montre une poursuite de l’activité de financement, mais à un rythme plus modéré que celui des ressources collectées auprès de la clientèle.
La banque a également vu ses charges d’exploitation progresser de 2,9 % sur un an, pour atteindre 29 milliards de FCFA à fin juin 2026. Cette évolution reste modérée au regard de la progression de l’activité, alors que la banque poursuit ses efforts de maîtrise de ses dépenses.
Concernant le coût du risque, celui-ci est passé de 0,7 milliard de FCFA à fin juin 2025 à 5,2 milliards de FCFA un an plus tard. La banque explique cette augmentation par le renforcement des provisions et une gestion prudente de son portefeuille de crédits, dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et géopolitiques. Cette politique de prudence se reflète également dans le niveau de couverture des créances en souffrance, maintenu à 90 %.
À fin juin 2026, la progression du coût du risque a ainsi pesé sur le bénéfice net, qui s’est établi à 26,4 milliards de FCFA, contre 29 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 8,6 %.
Malgré ce recul du bénéfice, la rentabilité demeure élevée, avec un rendement des capitaux propres de 26,9 %.
Pour les prochains mois, la banque entend poursuivre ses efforts autour de la croissance, de la transformation et de la rentabilité, en misant notamment sur la digitalisation, l’innovation et l’amélioration de l’expérience client.
Par Bernadette W. Gansonré


