Réunis en Conseil des ministres le jeudi 10 septembre 2026, les membres du Gouvernement nigérien ont décidé d’accorder les avantages du régime conventionnel du Code des investissements à deux entreprises pour leurs projets dans les secteurs pharmaceutique et logistique. Les investissements annoncés dépassent au total 33 milliards de FCFA et devraient permettre la création d’au moins 269 emplois permanents.
Le premier agrément concerne NIPHARMEDIC SA, qui prévoit d’investir plus de 22 milliards de FCFA à Niamey dans la fabrication de produits pharmaceutiques. Le projet vise à développer une capacité nationale de production de médicaments afin de mieux répondre aux besoins du marché nigérien et de renforcer la disponibilité des médicaments essentiels.
L’entreprise, dont le capital social s’élève à 100 millions de FCFA, prévoit la création de 161 emplois permanents, auxquels s’ajouteront plusieurs emplois temporaires. Ses activités couvrent notamment la production, l’importation et la distribution de médicaments essentiels génériques, ainsi que la fourniture d’équipements biomédicaux et de réactifs chimiques.
Le second agrément est accordé à la société Les Entrepôts Bakabé, ou LEB-SARL, pour un investissement d’environ 11 milliards de FCFA dans la commune rurale de N’Dounga, dans la région de Tillabéri. Le projet porte sur la construction et l’équipement d’une zone d’entrepôts industriels et logistiques au PK 20, sur la Route nationale n°1 (RN1).
Cette infrastructure doit renforcer les capacités de stockage et faciliter l’approvisionnement en produits, notamment en réduisant les délais et les risques de rupture de stocks. LEB-SARL prévoit de créer 108 emplois permanents, en plus de plusieurs emplois temporaires.
Ces deux agréments renforcent ainsi le soutien accordé à l’investissement privé dans des activités à fort enjeu pour l’économie nigérienne. Entre production locale de médicaments et développement des capacités logistiques, les projets devraient contribuer à accroître l’offre nationale, à fluidifier l’approvisionnement et à soutenir la création d’emplois.
Par Leila Toé


