Entre ralentissement de la croissance mondiale, tensions géopolitiques et conditions financières contraignantes, l’environnement économique reste exigeant pour les banques. En Côte d’Ivoire, ces défis se conjuguent aux mutations du secteur, portées par la digitalisation des services et le renforcement des exigences réglementaires. Dans ce contexte, la BICICI est toutefois parvenue à améliorer ses performances au premier semestre 2026, avec un bénéfice net de 19,948 milliards de FCFA, en hausse de 22,7 % par rapport à juin 2025.
Le produit net bancaire (PNB) s’est établi à 42,637 milliards de FCFA au 30 juin 2026, contre 37,146 milliards de FCFA à la même période en 2025, soit une hausse de 14,8 % sur un an. Cette évolution est portée par l’amélioration de la marge d’intermédiation, en progression de 18 %, et des commissions nettes, qui ont augmenté de 17 %.
L’activité de crédit et la collecte de ressources ont également progressé. Les encours de crédits à la clientèle ont atteint 533,422 milliards de FCFA, soit une hausse de 4,1 % par rapport à juin 2025. Dans le même temps, les ressources collectées auprès de la clientèle se sont élevées à 1 007,993 milliards de FCFA, en progression de 6,4 % sur la période.
La hausse des revenus s’est accompagnée d’une réduction des charges. Les frais de gestion ont diminué de 2,2 % pour s’établir à 18,932 milliards de FCFA. Cette évolution a contribué à porter le résultat brut d’exploitation à 23,705 milliards de FCFA, en augmentation de 33,2 % par rapport au premier semestre 2025.
Le résultat courant avant impôt a, pour sa part, progressé de 23,4 % pour atteindre 21,810 milliards de FCFA. En conséquence, le bénéfice net s’est accru de 3,695 milliards de FCFA en un an, confirmant l’amélioration de la rentabilité de la banque au cours des six premiers mois de 2026.
Pour le second semestre, la BICICI prévoit de prolonger cette dynamique en consolidant ses performances et sa rentabilité, tout en maintenant une vigilance accrue face aux principaux facteurs de risque.
Par Bernadette W. Gansonré


