Portées par les ventes d’or brut, les exportations de biens du Burkina Faso ont progressé de 57,7 % à fin août 2026, pour atteindre 6 049,2 milliards de FCFA. Cette dynamique, nettement supérieure à celle des importations, a permis au pays de porter son excédent commercial à 2 844,6 milliards de FCFA, contre 959,8 milliards de FCFA à la même période en 2025.
Le commerce extérieur du Burkina Faso affiche une progression marquée à fin août 2026, soutenu principalement par la hausse des exportations de produits miniers. Selon la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP), la valeur des exportations de biens s’est établie à 6 049,2 milliards de FCFA, contre une période de comparaison en 2025, enregistrant ainsi une hausse de 57,7 % sur un an.
Cette performance repose essentiellement sur les ventes d’or brut, dont la valeur a augmenté de 2 271,3 milliards de FCFA, soit une progression de 66,5 %. Les exportations de coton ont également contribué à cette évolution favorable, avec une hausse de 40,2 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 45,0 %. En revanche, les ventes de noix de cajou et de graines de sésame ont enregistré des reculs respectifs de 62,1 milliards de FCFA (-44,8 %) et de 25,2 milliards de FCFA (-47,8 %). Sur le seul mois d’août 2026, les exportations se sont élevées à 630,8 milliards de FCFA, en augmentation de 31,9 % par rapport à août 2025.
La structure des exportations confirme la forte prédominance des produits miniers, essentiellement constitués d’or brut. À fin août 2026, ces produits représentaient 94,1 % de la valeur totale des exportations, soit une progression de 5 points de pourcentage en un an. À l’inverse, la part des produits primaires s’est établie à 4,4 %, en baisse de 4,3 points, tandis que celle des produits transformés a reculé de 0,7 point pour ressortir à 1,5 %. Ces chiffres mettent en évidence le poids déterminant de l’or dans les recettes d’exportation du pays.
Du côté des importations, la facture des achats de biens s’est chiffrée à 3 204,6 milliards de FCFA à fin août 2026, en hausse de 11,4 % sur un an. Cette progression s’explique notamment par l’augmentation des achats de produits pétroliers autres que le pétrole brut, dont la valeur a crû de 191,8 milliards de FCFA (+18,8 %). Les importations de fer, de fonte, d’acier et d’ouvrages en ces métaux ont également progressé de 36,2 milliards de FCFA (+25,2 %). Les achats de machines ont, pour leur part, enregistré une légère hausse de 2,9 milliards de FCFA (+0,8 %). À l’inverse, les importations d’engrais ont connu une chute de 108,2 milliards de FCFA, soit un recul de 97,9 %.
La structure des importations reste dominée par les biens de consommation, qui représentent 67,3 % de la valeur totale, en hausse de 3,9 points de pourcentage sur un an. Les biens intermédiaires comptent pour 16,6 %, en recul de 3,2 points, tandis que les biens d’équipement représentent 16,1 %, soit une baisse de 0,7 point de pourcentage.
L’évolution contrastée des exportations et des importations a considérablement amélioré la balance commerciale du Burkina Faso. À fin août 2026, celle-ci a dégagé un excédent de 2 844,6 milliards de FCFA, contre 959,8 milliards de FCFA à la même période en 2025. Cette amélioration s’explique par une progression des exportations de 57,7 %, nettement supérieure à celle des importations, limitée à 11,4 %.
Dans le même temps, le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 188,8 %, enregistrant un gain de 55,4 points de pourcentage sur un an. Cette évolution traduit un renforcement de la capacité des exportations à couvrir les achats de biens à l’étranger.
Par Amhed Coulibaly


